La politique nous offre un panel exceptionnel des faiblesses de l’être humain. Le lâche, le traitre, le nul, le crétin, il y en a pour tous les goûts. Si François Bayrou peut être affublé de tous ces jolis noms, celui de « grotesque » semble lui ravir particulièrement. De tous les mauvais combats depuis trop longtemps, il a passé de la pommade à tous ceux qui ont pu à un moment l’aider à gravir les marches du pouvoir. Enfin arrivé au ministère de la Justice, il est tombé comme un fruit pourri au bout d’un mois. L’artiste sort de scène et le public ne fera pas de rappel.

Un mois et quatre jours ! Un exploit qui restera dans les annales de l’histoire gouvernementale. Bayrou était convaincu qu’il laisserait une trace. Il a réussi, mais la manière a dû le surprendre. Alors non, notre cher François n’a pas battu le record de l’éphémère secrétaire d’Etat, Philippe Briand, qui a renoncé à son poste après 14 jours en 2004. Non, le record de Nicole Bricq, ministère de l’Ecologie pendant un mois et deux jours reste inviolé, mais pourtant la performance artistique de Bayrou est tout simplement hors norme ! Vingt années à tenter de devenir président et à se coucher devant les plus forts pour un mois et quatre jours sous les ors de la République avec chauffeur privé.

 

Bayrou est le Sisyphe de la politique française, mais le rocher est désormais trop lourd à rouler et le temps manque cruellement. Attendre vingt années supplémentaires ferait de lui un ministre fringant de 86 ans… Pas certain que les Français lui passent ce nouveau caprice. Mais pourquoi le rocher du désormais ex-ministre de la Justice est-il devenu si encombrant ? Peut-être parce que les pratiques du Modem qu’il préside sont condamnables sur le plan du droit et de la morale. Peut-être aussi parce que faute de proposer des solutions aux Français pour se distinguer, il a uniquement joué sur l’image fabriquée de l’homme politique au dessus de tout soupçon… Patatras, celui qui devait moraliser la vie politique française est condamné à se retirer dans les Pyrénées comme un vieil ermite gâteux qui n’est même plus toléré.

 

Une sortie rageuse par la fenêtre

 

Invité à quitter le navire gouvernemental après la démission de sa collègue Sylvie Goulard, il a entraîné dans sa chute l’incompétente de Sarnez. Un coup double pour la France, mais aussi pour Macron qui met sur la touche un oncle sénile qui aime un peu trop prendre la parole pour dire n’importe quoi du moment que cela lui donne le sentiment d’exister. Pourtant, il s’était fait discret au début de son bien court mandat, car pas très à l’aise avec la troublante affaire Ferrand. On disait le ministre au travail, il était surtout occupé à mettre la pression sur les journalistes pour qu’ils cessent de s’intéresser à la tambouille du Modem.

 

En conférence de presse, on a senti le vieux dinosaure très agacé par les questions des journalistes. Pourquoi sont-ils si gentils avec Macron et pas avec lui ? Cerise sur le gâteau, il a assuré à la toute nouvelle Garde des Sceaux, Nicole Belloubet, qu’il « l’aiderait de toutes ses forces » pour mener à bien sa loi de moralisation de la politique. Une belle promesse qui signifie qu’il va tout révéler aux enquêteurs ? On peut en douter. L’homme est touché, mais ne veut pas couler complètement et a dû s’en assurer avant sa sortie par la fenêtre du Gouvernement.

 

Elément troublant, il a affirmé que son nom n’était pas cité dans l’enquête. Mensonge ? Impossible à dire car l’enquête n’est normalement accessible à personne. Comment Bayrou pourrait-il affirmer de telles choses ? Aurait-il usé de son portefeuille de ministre de la Justice pour obtenir des informations ? Là encore impossible à dire, mais il est certain que derrière le sympathique François se cache une créature peu gracieuse.

 

Envoyé à Pau en seconde classe, il laisse Marielle de Sarnez à l’Assemblée nationale pour prendre la tête du groupe Modem. Une trajectoire similaire à Ferrand qui a été sorti du gouvernement pour mieux rebondir comme président du groupe En Marche à l’Assemblée. On comprend que tous les crasseux de l’exécutif sont assez propres pour présider les groupes de députés. Inquiétant… Bayrou, lui, n’avait pas osé se prendre une nouvelle baffe aux législatives. Maintenant déconnecté du pouvoir, il commence une nouvelle traversée du désert dans son fief de Pau. Paris n’est pas fait pour le béarnais. Dommage pour lui. Les Français ne s’en porteront pas plus mal !

 

Place désormais à l’affaire Muriel Pénicaud, ministre du Travail qui doit peut-être son poste aux largesses accordées à Macron alors qu’elle était à la tête de l’organisme public Business France… Ils voulaient laver plus blanc que blanc, aidons-les donc un peu !

La politique nous offre un panel exceptionnel des faiblesses de l’être humain. Le lâche, le traitre, le nul, le crétin, il y en a pour tous les goûts. Si François Bayrou peut être affublé de tous ces jolis noms, celui de « grotesque » semble lui ravir particulièrement. De tous les mauvais combats depuis trop longtemps, il a passé de la pommade à tous ceux qui ont pu à un moment l’aider à gravir les marches du pouvoir. Enfin arrivé au ministère de la Justice, il est tombé comme un fruit pourri au bout d’un mois. L’artiste sort de scène et le public ne fera pas de rappel.

Un mois et quatre jours ! Un exploit qui restera dans les annales de l’histoire gouvernementale. Bayrou était convaincu qu’il laisserait une trace. Il a réussi, mais la manière a dû le surprendre. Alors non, notre cher François n’a pas battu le record de l’éphémère secrétaire d’Etat, Philippe Briand, qui a renoncé à son poste après 14 jours en 2004. Non, le record de Nicole Bricq, ministère de l’Ecologie pendant un mois et deux jours reste inviolé, mais pourtant la performance artistique de Bayrou est tout simplement hors norme ! Vingt années à tenter de devenir président et à se coucher devant les plus forts pour un mois et quatre jours sous les ors de la République avec chauffeur privé.

Bayrou est le Sisyphe de la politique française, mais le rocher est désormais trop lourd à rouler et le temps manque cruellement. Attendre vingt années supplémentaires ferait de lui un ministre fringant de 86 ans… Pas certain que les Français lui passent ce nouveau caprice. Mais pourquoi le rocher du désormais ex-ministre de la Justice est-il devenu si encombrant ? Peut-être parce que les pratiques du Modem qu’il préside sont condamnables sur le plan du droit et de la morale. Peut-être aussi parce que faute de proposer des solutions aux Français pour se distinguer, il a uniquement joué sur l’image fabriquée de l’homme politique au dessus de tout soupçon… Patatras, celui qui devait moraliser la vie politique française est condamné à se retirer dans les Pyrénées comme un vieil ermite gâteux qui n’est même plus toléré.

 

Quelle moralisation de la vie politique ?

 

Invité à quitter le navire gouvernemental après la démission de sa collègue Sylvie Goulard, il a entraîné dans sa chute l’incompétente de Sarnez. Un coup double pour la France, mais aussi pour Macron qui met sur la touche un oncle sénile qui aime un peu trop prendre la parole pour dire n’importe quoi du moment que cela lui donne le sentiment d’exister. Pourtant, il s’était fait discret au début de son bien court mandat, car pas très à l’aise avec la troublante affaire Ferrand. On disait le ministre au travail, il était surtout occupé à mettre la pression sur les journalistes pour qu’ils cessent de s’intéresser à la tambouille du Modem.

 

En conférence de presse, on a senti le vieux dinosaure très agacé par les questions des journalistes. Pourquoi sont-ils si gentils avec Macron et pas avec lui ? Cerise sur le gâteau, il a assuré à la toute nouvelle Garde des Sceaux, Nicole Belloubet, qu’il « l’aiderait de toutes ses forces » pour mener à bien sa loi de moralisation de la politique. Une belle promesse qui signifie qu’il va tout révéler aux enquêteurs ? On peut en douter. L’homme est touché, mais ne veut pas couler complètement et a dû s’en assurer avant sa sortie par la fenêtre du Gouvernement.

 

Elément troublant, il a affirmé que son nom n’était pas cité dans l’enquête. Mensonge ? Impossible à dire car l’enquête n’est normalement accessible à personne. Comment Bayrou pourrait-il affirmer de telles choses ? Aurait-il usé de son portefeuille de ministre de la Justice pour obtenir des informations ? Là encore impossible à dire, mais il est certain que derrière le sympathique François se cache une créature peu gracieuse.

 

Envoyé à Pau en seconde classe, il laisse Marielle de Sarnez à l’Assemblée nationale pour prendre la tête du groupe Modem. Une trajectoire similaire à Ferrand qui a été sorti du gouvernement pour mieux rebondir comme président du groupe En Marche à l’Assemblée. On comprend que tous les crasseux de l’exécutif sont assez propres pour présider les groupes de députés. Inquiétant… Bayrou, lui, n’avait pas osé se prendre une nouvelle baffe aux législatives. Maintenant déconnecté du pouvoir, il commence une nouvelle traversée du désert dans son fief de Pau. Paris n’est pas fait pour le béarnais. Dommage pour lui. Les Français ne s’en porteront pas plus mal !

Place désormais à l’affaire Muriel Pénicaud, ministre du Travail qui doit peut-être son poste aux largesses accordées à Macron alors qu’elle était à la tête de l’organisme public Business France… Ils voulaient laver plus blanc que blanc, aidons-les donc un peu !