Publié le 7 mai 2017 - par 

 

I

l était déchaîné le stalino-mélenchonien Corbière, sur les plateaux de télévision. Il faut dire qu’il a avoué avoir voté Macron ! Et cela avait dû être difficile, car manifestement, il avait l’élocution agressive de ceux qui ont usé et abusé des merveilles de la viticulture française.

Il devait se rappeler de ses meetings de jeunesse, quand il était à l’OCI ou à la LCR. Il haranguait le plateau, interrompait tout le monde, et expliquait qu’il fallait défendre les travailleurs, et s’opposerait à ceux qui voulaient procéder par ordonnances pour en finir avec le code du travail. Il réclamait l’augmentation des salaires, une lutte radicale contre le chômage, et accusait Gérard Colomb, François Baroin et l’ineffable Bayrou de vouloir aller à la soupe.

Les travailleurs seront ravis de savoir que le bras droit de Mélenchon est donc de leur côté, et que, pour les défendre, il a voté pour le candidat qui va durcir la loi El Khomri, par ordonnances, contre la candidate qui voulait juste abroger cette loi.

Mais ceux-ci, qui, majoritairement, votent Marine, auront compris que Mélenchon est ses sbires ne sont aucunement les amis du salariat, mais des traîtres, et leurs pires ennemis. A quoi servent en effet Mélenchon, Corbière et leurs complices ? Au service du système, ils sont là pour canaliser les trahisons de la gauche, et empêcher nombre de jeunes sans culture politique de rejoindre Marine, en faisant semblant d’offrir une alternative sans perspectives.

En 2012, à 20 heures, au premier tour, ils avaient offert ses voix à Hollande. Mélenchon et Corbière, cinq ans plus tard, ont un peu mieux habiller les choses, pour arriver au même résultat. Rappelons la mascarade de la consultation des prétendus « Insoumis », où on leur demandait de choisir entre l’abstention ou le vote Macron… mais surtout pas le vote Marine. Imposteurs !

Nicolas Dupont-Aignan avait raison de dire que si Mélenchon avait été cohérent, il aurait fait comme lui, et aurait appelé à battre le candidat de la finance et de la mondialisation au service des possédants. Mais pour que Mélenchon agisse comme Nicolas, il aurait d’abord fallu qu’il aime la France ce qui n’a jamais été le cas. Mais il aurait surtout fallu qu’il soit autre chose que cette digue du système, qui a empêché des millions de voix de se porter sur Marine, et de se traduire par une abstention ou un vote Macron, comme l’a fait, de manière honteuse, Corbière, et sans doute Mélenchon.

Or, après avoir entendu l’appel de Mélenchon, chacun comprend une chose : il est là pour empêcher Marine Le Pen, que cette crapule stalinienne continue d’insulter, d’être la seule opposition crédible à Macron. C’est pour cela que Méluche est payé.

Car voter Macron quand on se dit être de gauche, et défendre les travailleurs, c’est une trahison. Collabos !

Lucette Jeanpierre