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/ Vendredi 5 mai 2017 à 15:000
Christiane Taubira. Photo © AFP

Présidentielle. L'ancienne garde des Sceaux Christiane Taubira a critiqué vendredi la “sauvagerie” de Marine Le Pen lors du débat télévisé d'entre-deux tours face à Emmanuel Macron, et appelé à un “rejet massif” de la candidate du FN en votant pour le candidat d'En Marche !.

“Le débat (de mercredi) a montré aussi ce que c’est que la sauvagerie, parce que cette dame-là, elle a montré, au-delà de sa vulgarité et de sa grossièreté, ce que c’est qu'une société sans règles, ce que c’est une société où on fait n'importe quoi, ce qu’on veut et on se croit au-dessus de tous”, a expliqué Christiane Taubira, invitée ce matin sur France Inter.

“Ni républicaine, ni démocrate”

L’ancienne garde des Sceaux poursuit : “Est-ce que nous pouvons être indifférents à une présence politique qui est une présence essentiellement de vulgarité, de grossièreté, de rage, de rejet ? Est-ce que nous sommes indifférents à ça ? Est-ce que nous sommes indifférents par rapport à nous-mêmes et par rapport à l’image que nous renvoyons au monde ?" A l'adresse des électeurs de Jean-Luc Mélenchon, dont une partie compte voter blanc ou s'abstenir dimanche selon les instituts de sondage, Christiane Taubira a dit qu'“il n'y a pas d'équivalence” avec Emmanuel Macron. “Mme Le Pen n’est ni républicaine, ni démocrate et j’ai déjà eu l’occasion de l’expliquer, ce n’est pas un slogan pour moi. Elle n’est pas républicaine parce qu'avec ses obsessions tribales, elle ne conçoit pas la nation civique, elle ne conçoit pas que nous soyons différents et que nous puissions faire nation, elle ne conçoit pas que nous soyons singuliers et que nous puissions être des citoyens égaux. Elle ne le conçoit pas, c’est un impossible pour elle”.

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“Je pense que le 7 mai est déterminant parce que si le résultat est massif du rejet, il n’y aura pas d’ambiguïté sur l'interprétation, il y aura donc un message pour nous-mêmes, il y aura un message au monde, mais il y aura un message aussi pour le futur probable président”. Et de conclure : “La gauche a un devoir impérieux de se reconstruire, de se ressaisir parce que c’est elle qui porte l’idéal d’égalité qui est la réponse cardinale à la dislocation du monde actuel”.

Valeurs actuelles, avec AFP.