Mohamed Louizi est un ancien Frère musulman. Dans cet article très complet, publié par notre ami Sami Aldeeb, il nous montre l’ampleur des réseaux islamistes qui soutiennent Macron, et surtout les promesses que le candidat de « En Marche » a faites à nombre de musulmans radicaux, notamment quelques circonscriptions… De là à penser que Macron est […]

 

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Mohamed Louizi est un ancien Frère musulman. Dans cet article très complet, publié par notre ami Sami Aldeeb, il nous montre l’ampleur des réseaux islamistes qui soutiennent Macron, et surtout les promesses que le candidat de « En Marche » a faites à nombre de musulmans radicaux, notamment quelques circonscriptions… De là à penser que Macron est l’otage du vote islamiste…

Il suffit de se rappeler ses propos en Algérie, sur le voile dans l’entreprise, sur la « laïcité revancharde », sur l’immigration venue de pays musulmans pour être certain qu’il ne peut qu’être le candidat rêvé pour des islamistes qui rêvent de transformer notre pays en terre d’islam, au plus vite.

Il faut lire jusqu’au bout ce texte effrayant, mais crédible, de Mohamed Louizi, pour mieux comprendre le danger qui menace notre pays, en cas de victoire du candidat de « En Marche ».

http://www.blog.sami-aldeeb.com/2017/04/29/presidentielle-emmanuel-macron-otage-du-vote-islamiste/

Lucette Jeanpierre

Par : Mohamed Louizi

Avertissement :

Le décryptage qui suit ainsi que ses illustrations, en annexes, pourraient aider à faire un choix électoral (ou pas), le 7 mai prochain, au second tour des élections présidentielles. J’en suis conscient. J’assume ce que j’écris, comme je l’ai toujours été, y compris dans les prétoires. Je suis responsable de ce que je dis. Je ne suis comptable ni de ce que d’autres en feraient, ni des possibles instrumentalisations. Je rassure mes lecteurs que toutes les informations sont vérifiables à 100%. Plus de cinquante notes bibliographiques renvoient aux sources directes. Aucune source n’est un « fake news » d’origine russe. Les illustrations comportent d’autres informations complémentaires.

Certains diraient que ce ne serait pas le bon timing pour le publier. Ce qui est certain, c’est qu’il a été écrit après l’annonce des résultats du premier tour, en réaction aux diverses polémiques ambiantes, pour éclairer simplement le choix au second tour. Très condensé, il est composé de neuf parties et pourrait être lu en une seule fois, ce que je recommande vivement. Toutefois, il pourrait être lu aussi en petites doses. Comme tout texte à enjeu, en ces temps, il est susceptible d’avoir des effets indésirables : rougeur des joues, trouble de la vision, énervement, insomnie, stress, déprime et hypertension artérielle. Si vous remarquez des effets indésirables non mentionnés dans cette introduction, veuillez m’en informer pour les textes à venir. Bonne lecture !

1- Mohamed Saou est-il un cas isolé ?

«Il a fait quelques trucs radicaux, c’est ça qui est compliqué, mais c’est un type bien Mohamed. Et c’est pour ça que je ne l’ai pas viré !»[1] expliquait Emmanuel Macron, hors antenne, le vendredi 14 avril 2017, sur la radio Beur FM, pour défendre Mohamed Saou,  son ex-référent du Val-d’Oise. Ce dernier avait dit, sur sa page Facebook en septembre 2016 : «Je n’ai jamais été et je ne serai jamais Charlie». Reprenant à son compte un slogan islamiste post-attentat de Charlie Hebdo, à l’image d’un certain Tariq Ramadan qui n’a jamais été «ni Charlie, ni Paris» : le fameux «ni, ni» des islamistes.

Marwan Muhammad, président de l’organisation frériste CCIF, avait lui aussi exigé des explications et a menacé d’utiliser son supposé poids électoral, contre Emmanuel Macron, dans le cas où Mohamed Saou était écarté du mouvement «En Marche !»  sous pression «islamophobe», disait-il. En effet, le 10 avril 2017, il a adressé une lettre au candidat Macron dont la conclusion fut, on ne peut plus claire :  «En fonction de votre réponse (ou de son absence), je serai alors en mesure de m’exprimer publiquement sur le sujet, en direction de nos contacts médias, de nos 17 antennes régionales, de nos 14000 adhérents et de nos 350000 abonnés, sur les newsletters et les réseaux sociaux. Chaque électeur sensible à ces questions pourra alors faire, en conscience, un choix éclairé»[2] : une intimidation.

Cependant, le cas de Mohamed Saou est-il un cas isolé au sein du mouvement d’Emmanuel Macron ? Ce candidat à l’Élysée serait-il, ou pas, « dans les mains des islamistes » ? Est-il le candidat préféré des Frères musulmans ? Hormis la présence anecdotique signalée de l’islamiste Soufiane Iquioussen, dans une réunion d’ «En Marche !» à Bouchain[3] dans le Nord, alors qu’il soutenait Benoît Hamon (!), dans ce qui suit, d’autres cas troublants seront dévoilés : de la commune de Oignies dans le Pas-de-Calais, à Bordeaux dans le Sud-Ouest, jusqu’à Mulhouse dans l’Est, en passant par Paris, des soutiens d’Emmanuel Macron, des islamistes (ou au service inconscient de l’islamisme conquérant) s’appellent : Noureddine Aoussat, Rachid El-Kheng, Yanis Khalifa, Yaman Mahfoud, et la meilleure pour la fin, une certaine Fatima Jenn  et ses principaux soutiens : Anouar Sassi et Aziz Senni.

2- Cap islamiste sur les législatives ?

Par ailleurs, d’autres noms pourraient même bénéficier de l’investiture d’ «En Marche !» pour les législatives. Difficile de faire un tour vérificatif des 577 circonscriptions. D’autant plus qu’Emmanuel Macron n’a pas encore révélé la liste complète de ses candidats, comme promis. A ce jour, sauf erreur de ma part, seuls 14 noms sur 577 ont été dévoilés[4]. Plus encore, à en croire un récent article du Figaro, «les investitures ne seraient pas nécessairement rendues publiques la semaine prochaine»[5]. On peut espérer qu’elles le soient, même partiellement, s’agissant des «400 à 450 candidats» déjà retenus. Emmanuel Macron dévoilerait-il cette liste avant le second tour des présidentielles pour lever toute suspicion légitime ? On peut l’espérer. Car cela est aussi un enjeu majeur dont l’éclairage urgent permettrait, à tout un chacun, de voter éclairé, ou de s’abstenir, le dimanche 7 mai.

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En attendant, ce qui est certain, c’est que des candidats pour les législatives, notoirement islamistes, soutenant Macron ou pas, sont déjà dans les starting-blocks, ici où là. Ils sont jeunes adultes, issus de la frérosphère et s’appellent : Yassir Louati, Jimmy Parrat, Jamel Oufqir, Hanan Zahouani, Abdelkrim Marchani, Samy Debah, etc. D’autres candidats issus du parti islamo-turc, le «Parti Egalité et Justice», proche de l’AKP d’Erdogan, pourraient présenter des dizaines de candidats, revendiquant leur communautarisme, comme aux départementales de 2015[6].  Par conséquent, le risque de voir quelques islamistes occuper des sièges au Palais Bourbon, au nom de la diversité, lors de la prochaine législature, est bien réel. «En Marche !», comme d’autres formations, pourrait leur offrir cette opportunité tant rêvée, tel un Cheval de Troie qui s’ignore dans la complaisance.

3- Quand les Frères musulmans appellent à voter Macron !

Aussi, il n’est pas inutile de rappeler que les Frères musulmans de l’UOIF, par exemple, depuis l’annonce des résultats du premier tour, ont publié deux communiqués appelant à voter Emmanuel Macron, à presque vingt-quatre heures d’intervalle. Le premier, datant du 24 avril, appelle les musulmans à «aller voter massivement pour faire barrage aux idées de xénophobie et de haine et donner au candidat Emmanuel Macron, le score le plus large»[7]. Le second, datant du 26 avril, réagissant au propos de Marine Le Pen, la veille sur TF1, qui avait affirmé qu’Emmanuel Macron était «entre les mains des communautaristes, et notamment des plus dangereux d’entre eux, comme l’UOIF». Les Frères musulmans de l’UOIF y dénoncent donc ce qu’ils considèrent comme «mensonge éhonté». Ils appellent en revanche «à voter massivement pour Monsieur Macron et à faire barrage à la menace incarnée par les idées de Madame Le Pen»[8].

 

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Elle s’est retrouvée bien seule, abandonnée, parfois diffamée par le camp féministe et laïque, qui aurait dû voler à son secours. Mais une Fanny Truchelut, simple rurale vosgienne issue du peuple, c’est beaucoup moins tendance que Ayaan Hirsi Ali.

Aujourd’hui, elle a tout perdu, son gîte est en vente, elle se retrouve seule avec ses deux derniers enfants, et sa situation économique est des plus délicates. Mais elle veut, à travers cet appel, oublier les propos ignobles qu’elle a entendus lors du premier procès, et effacer un verdict (4 mois de prison avec sursis, 8.490 euros d’amende et de dommages et intérêts) qu’elle n’a jamais accepté. Alors, que ce procès vienne au plus vite, et qu’elle puisse se reconstruire et tourner la page.

Nous constatons que depuis une année, le contexte a changé. Des journalistes nous appellent, alors que c’était silence radio auparavant. Nous sentons bien, au plus profond de l’opinion, que les habitants de ce pays sont aux côtés de Fanny, qu’ils ne supportent plus l’offensive du voile, porte-drapeau de l’islam politique en France.

Ils ne trouvent pas normal qu’on doive subir cette tenue discriminante quand on a choisi de se reposer tranquillement, avec sa famille, dans un gîte de montagne. Nous avons entendu, tout l’été, lors de conversations, l’inquiétude, mais aussi l’exaspération de voisins, d’amis, qui disent tout haut ce que tout le monde remarque : le nombre de voiles, mais aussi de burqas, en France, progresse de manière visible et spectaculaire. Ils en ont de plus en plus marre de cette tenue discriminante qui insulte les combats des femmes, et la laïcité !

Nous avons lancé notre pétition au lendemain du 15 août, et en sommes déjà à près de 4000 signatures. Notre site n’a jamais autant été visité, malgré la période estivale. On ne peut comprendre le succès de cette initiative si on n’intègre pas que le discours compassionnel et compatissant d’une partie de la classe politique, et de toute la bobocratie, exaspère l’opinion publique, sur un sujet où elle souhaite un signal fort de la République.

Signer la pétition

Vous lirez, dans le courrier des lecteurs, que nous avons entamé une discussion vive avec certains signataires de la pétition, qui affichaient leur appartenance à des partis d’extrême droite. Un conseiller régional nous menace même d’une action judiciaire contre nous.

Nous aurions pu régler cette affaire en douceur, et les retirer sans mot dire. Nous estimons que nous devons la transparence à nos lecteurs. Vous avez lu le parcours de l’équipe de Riposte Laïque, et les combats que certains ont mené contre les idées de l’extrême droite, tout au long de leur vie militante.

Rappelons que le FN ne dépassait pas 1 % en 1980. Pour nous, le 21 avril 2002 est d’abord le résultat de l’abandon des classes populaires par toute une partie de la gauche, et le refus d’aborder des sujets incontournables, comme l’immigration, l’insécurité, la Nation, l’Union européenne, la République, etc. En niant les réalités, en laissant le monopole de ces questions à l’extrême droite, la gauche bien-pensante a jeté dans les bras du Front national des pans entiers des couches populaires, abandonnées par le pouvoir, désespérées par le chômage, effrayées par la violence, de plus en plus juvénile, et l’insécurité quotidienne.

Nous ne tomberons jamais dans ce mépris élitiste d’une gauche des beaux quartiers pour des franges de la population, y compris issues de l’immigration post-coloniale, qui ont voté Le Pen le 21 avril, pour dire qu’il fallait changer la politique qui se menait en France depuis trente ans. Nous sommes favorables à l’approfondissement d’un débat que nous ne fuyons avec personne, vous le verrez dans le courrier des lecteurs.

Pour autant, nous connaissons la connivence de certains milieux d’extrême droite avec l’intégrisme catholique, avec des thèses négationnistes et avec des discours racistes et antisémites. Il est d’ailleurs intéressant de voir que la complaisance avec le Hamas et le Hezbollah (que partage une partie de l’extrême gauche) permet aujourd’hui au parti de Jean-Marie Le Pen de se rapprocher de Dieudonné, qui combattit, dans une autre vie, le FN à Dreux, et d’intégrer Alain Soral, essayiste qui se réclame du marxisme.

Il est tout aussi intéressant qu’un militant comme Alain Soral soit également d’une complaisance étonnante avec le voile islamique (lire texte de Christine Tasin).

Accepter que l’appartenance à des partis d’extrême droite apparaisse sur la pétition, au nom d’une fausse tolérance, serait rendre le plus mauvais service à Fanny Truchelut. Cela serait faire passer un message contraire à ce qu’est cette femme.

Riposte Laïque prend donc ses responsabilités, et est prêt à en assumer les conséquences, sans fermer pour autant la porte au dialogue avec certains lecteurs qui ne partagent pas ce point de vue.

Par ailleurs, on ne dénoncera jamais assez le rôle honteux dans cette affaire, de la direction du Mrap et de la LDH, qui, gavés des subventions de la République, font preuve, depuis des années, d’une complaisance scandaleuse avec l’offensive de l’islam contre la laïcité, et vont oser demander des dommages et intérêts conséquents à une femme seule et ruinée. Ils devraient avoir honte, le Mrap d’Aounit, la LDH de Tubiana-Dubois. Non seulement ils ont insulté et frappé une femme à terre, mais ils osent vouloir la pousser à s’endetter pour eux !

Mais assez perdu de temps, il nous reste une petite semaine pour aider du mieux que nous pourrons Fanny Truchelut.

Pour cela, il y a trois manières. D’abord, continuer à signer massivement une pétition que nous ferons parvenir à Nicolas Sarkozy et à Rachida Dati.

Ensuite, continuer à aider financièrement Fanny à payer son nouvel avocat, en faisant parvenir les chèques à l’ordre de Riposte Laïque, avec l’indication sur l’enveloppe de « Solidarité Fanny ».

Enfin, ne pas la laisser seule, le 3 septembre, à Nancy. Nous avons des contacts locaux qui se proposent de mobiliser des amis. Il faut qu’on se retrouve devant le tribunal, à 13 heures 15, et que la presse et les juges sentent qu’elle est beaucoup moins seule que la première fois.

Fanny Truchelut n’est pas une militante. Mais elle a bien plus de courage, de détermination et de convictions que beaucoup de ces « bien-pensants » qui, à l’abri dans leurs bureaux parisiens, se sont permis de mal parler d’elle. Elle est bien plus laïque et féministe que bien des théoriciens autoproclamés, qui, sur cette affaire, se sont rangés, en dernière analyse, du côté des islamistes. Depuis deux ans, elle a forcé tout notre respect, et elle est notre amie.

Ce procès est un véritable enjeu pour la société française. Une défaite de Fanny Truchelut serait ressentie par l’extrême droite islamiste comme une faiblesse de la République, et un encouragement à multiplier provocations, intimidations et poursuite judiciaires.

On compte donc sur vous.

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Pour une organisation qui se définit comme étant «apolitique»[9], cela laisse vraiment à désirer. Son allié stratégique, la Grande Mosquée de Paris, n’est pas en reste et fait de même en appelant «à voter massivement pour le candidat Emmanuel Macron»[10]. Comme si l’hypothétique «vote musulman» devait appartenir au leader d’ «En Marche !». L’UOIF aurait-elle des intérêts particuliers, qui seraient protégés, si Emmanuel Macron devient président ? La suite donnera quelques éléments d’analyse.

4- Et ce Noureddine Aoussat qui fait compagne pour Macron ?

D’autres frérosalafistes ont appelé à voter Macron, et dès le premier tour. Parmi lesquels on trouve le franco-algérien Noureddine Aoussat[11]. En effet, dans son lieu de culte, lors de son prêche du vendredi 14 avril, il a appelé ses fidèles à voter «contre les extrémistes», en faisant fi de l’article 26 de la loi du 9 décembre 1905, fondatrice de la laïcité et de la séparation des Églises et de l’Etat. Ledit article précise qu’ «il est interdit de tenir des réunions politiques dans les locaux servant habituellement à l’exercice d’un culte». Un flagrant délit. Mais, me diriez-vous, depuis quand un islamiste respecte la laïcité ? Jamais.

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Le soir même, sur sa page Facebook, Noureddine Aoussat diffusa un extrait de son prêche du midi[12], accompagné d’un commentaire «Ni abstention, ni vote blanc ! Tous pour un vote utile dès le premier tour !». Car, selon lui, «l’élection va se jouer dès le premier tour cette fois-ci» et que «le dimanche 22 avril» (!), il faut voter «contre les candidats extrémistes et islamophobes». Une semaine plus tard, le 21 avril, ce partisan de Sayyid Qotb publia un long texte où il a expliqué pourquoi voter Macron était important. Pour lui, Emmanuel Macron est «le moins pire des quatre ou cinq candidats qui sont favoris». Il rajouta : «Je vote Macron pour barrer la route à Le Pen, Fillon et Mélenchon»[13] !

Noureddine Aoussat n’étant pas à son coup d’essai. Tous ceux qui ne partagent pas sa vision d’une laïcité soumise aux injonctions et revendications islamistes sont «islamophobes». Lors des primaires de la droite et du centre, il a appelé les musulmans de France, dans une vidéo, à voter contre François Fillon, auteur de l’essai «Vaincre le totalitarisme islamique»[14] — pour le coup, ça se comprend ! — et par déduction, à voter pour Alain Juppé. Aussi, lors des primaires citoyennes de la gauche, il a fait compagne pour Benoît Hamon et a appelé à voter contre Manuel Valls.

En effet, le 28 janvier 2017, sur son blog dans Mediapart, il a publié une tribune intitulée : «Pourquoi voter contre Valls ce dimanche ?» où il dit, je cite : «Quand on écoute Valls nous expliquer que sa conception de la laïcité est celle de Fourest et de madame Badinter, on comprend qu’il compte toujours continuer à être le porte-parole politique d’une conception falsifiée et dévoyée de la laïcité. Valls a donc choisi de s’appuyer sur deux béquilles, qui, hélas pour lui, sont présentement les symboles même d’une double faillite : une faillite intellectuelle, celle de madame Badinter ; et une faillite morale, celle de Fourest»[15]. Les intéressées apprécieront.

 

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Ainsi, quand il appelle désormais à voter, dès le premier tour, pour Emmanuel Macron, on peut craindre qu’il soit certainement rassuré que durant le prochain quinquennat, les acquis du «totalitarisme islamique», cultivés et entretenus durant les trente dernières années, seraient, au moins préservés, au pire revus à la hausse, préparant «la partition»[16] qui s’annonce. Noureddine Aoussat parie certainement sur le bon cheval !

5- Rachid El-Kheng, un extrémisme tolérable ?

Défenseur du voile islamiste, il semble axer son engagement dans «En Marche !» sur la vision d’Emmanuel Macron concernant l’islam (-isme). Une semaine avant le premier tour, il a publié un post intitulé «L’islam n’est pas un problème pour la France», reprenant une déclaration d’Emmanuel Macron. Et Rachid El-Kheng d’expliquer : «Nous ne nous laisserons pas déstabiliser par ceux qui ont comme unique projet la division des français, le repli identitaire ou l’exploitation du communautarisme à des fins politiques.  Notre position chez En Marche ! est saine, claire et respectueuse des croyances de chacun. Notre position chez En Marche ! servira le vivre ensemble et l’intérêt de la nation».

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Jeune Manager dans un groupe international français de l’énergie électrique, il est le coordonnateur local du mouvement «En Marche !» dans le bassin minier à Oignies[17] (62590), dans le Pas-de-Calais. Il multiplie les apparitions médiatiques à côté d’Emmanuel Macron. Toutefois, son profil ressemble fortement à celui de Mohamed Saou, voire plus encore. Car, en matière de reprise de la rhétorique islamiste, Rachid El-Kheng semble être un expert, alimentant la théorie du «complot sioniste» ; reprenant à son compte la propagande frériste de la «Syria Charity» ; partageant des tribunes facebookiennes de Tariq Ramadan, comme lorsque celui-ci appelant à créer un «contre-lobby» pour contrer, je cite «des lobbys très puissants, intégristes laïcards, ou pro-sionistes» !

Un simple examen de son profil Facebook révèle son univers et les constances idéologiques extrémistes qui animeraient son action.  Son soutien pour les leaders des Frères musulmans n’est pas à prouver. Pro-Mohamed Morsi, il a osé publier, le 11 août 2014, une photo d’une carte d’identité israélienne, sur laquelle on a mis la photo retouchée du président égyptien Abdel Fatah al-Sissi. Sur la tête de ce dernier, on a rajouté une Kippa et deux tresses ! Rachid El-Kheng mit alors ce commentaire : «Sissi, il a trouvé sa carte». Antisémitisme ou pas, chacun appréciera. Un autre jour, il partagea sur sa page un appel pour exiger la libération du frère musulman égyptien Khaled al-Qazzaz, l’ex-assistant du frère musulman Mohamed Morsi.

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L’expression de sa solidarité avec le peuple palestinien, humainement légitime, prend souvent d’étranges accents. En mars 2015, par exemple, il diffusa sur sa page le propos d’un certain Abu Yazan Gazaoui, je cite : «Le monde pense que Gaza est occupée par Israël. La vérité c’est que le monde arabe est occupé par Israël à l’exception de Gaza». D’autres posts et photos ne laissent aucun doute quant à son orientation idéologique. Lui aussi, comme Mohamed Saou, n’a jamais été Charlie. C’est son droit.

D’ailleurs, lorsqu’on analyse attentivement ses publications post-attentat de Charlie Hebdo, on trouve un concentré de complotisme et de reprise d’éléments de langage de la Dieudosphère. Le 11 janvier, le jour de la manifestation à Paris, il a écrit : «Je ne comprends pas la France et le rassemblement de la communauté internationale en France ? Et la Palestine cet été, ce n’était pas du terrorisme ?». Une mise en parallèle habituelle dans ses milieux. Rachid El-Kheng considère qu’ «il y a 4 types de mensonges : les petits mensonges, les grands mensonges, le 11 septembre 2001 et le 7 janvier 2015». No comment ! Emmanuel Macron dirait : « Il a fait quelques trucs radicaux, c’est ça qui est compliqué, mais c’est un type bien … Rachid » !

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6- Yanis et Yaman, un entrisme adoubé ?

Le premier est un jeune «orphelin» du couple Juppé-Bayrou qui s’est jeté dans les bras d’Emmanuel Macron. De métier consultant, il cumule les mandats associatifs : membre du conseil d’administration de Coexister France, il est aussi secrétaire général du Club Hessel, un club se disant de réflexion politique[18]. Mais, Yanis Khalifa est avant tout un pur produit de l’association EMF (Étudiants musulmans de France), le bras des Frères musulmans de l’UOIF à l’université française. Jusqu’à très récemment, il était membre du bureau national d’EMF, chargé des relations publiques et entretenant des liens européens et internationaux avec le Tanzim international des Frères musulmans. En France, il est très actif dans le réseautage influent. De par ses fonctions nationales, il participe à des activités et formations, notamment celles organisées en Turquie par le FEMYSO, la branche européenne des Frères musulmans, s’occupant des jeunes et des étudiants, que préside la «sœur» Intissar Kheriji, la fille du leader islamiste tunisien Rached el-Ghannouchi.

Les photos publiques, issues de son profil Facebook et bien d’autres pages officielles de son réseau associatif, le montrent sous différents angles : à côté de la «sœur» tunisienne Sayida Ounissi, ex-députée du parti islamiste tunisien Ennahda, actuellement secrétaire d’état chargée de l’initiative privée ; ou lors d’une réunion de l’instance nationale d’EMF, organisée au siège social de l’UOIF à La Courneuve ; ou dans les studios de la radio Europe 1 pour présenter EMF ; ou à côté du frère musulman Bashar al-Sayadi[19], le président de l’Union des musulmans de Rouen (UOIF) ; ou faisant la promotion du Gala du 25ème anniversaire d’EMF, organisé au sein même de la faculté islamiste IESH (Institut Européen des Sciences Humaines à Paris), que finance en partie la Qatar Charity, avec comme invités, les islamistes Ahmed Jaballah et Hassan Iquioussen.

 

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Par ailleurs, le profil de Yanis Khalifa devient plutôt intéressant à analyser, lorsqu’on découvre qu’il est aussi membre du bureau politique du MODEM76 (Seine-Maritime). En même temps, il semble être très proche et très familier aussi avec le couple Juppé, à tel point qu’il appelle, sur sa page Facebook, Alain Juppé «tonton Alain» et sa femme «tata Isabelle». Il faisait partie aussi des «Jeunes avec Juppé». Après la défaite de ce dernier aux primaires de la droite et du centre, il a cosigné un texte intitulé «Appel à François Bayrou, présentez-vous !»[20]. Un article du Figaro du 22 février explique pourquoi ce jeune islamiste souhaitait une candidature de François Bayrou[21]. Le président du MODEM ayant décidé de ne pas se présenter et de rejoindre Emmanuel Macron, Yanis Khalifa, quant à lui, a cosigné à nouveau un nouveau texte, paru dans L’Obs du 13 mars, intitulé : «100 membres des Jeunes avec Juppé apportent leur soutien à Emmanuel Macron»[22]. Ou comment on fait le chemin de de Bayrou à Juppé, et puis le chemin inverse de Juppé à Bayrou, et puis «En Marche !» de Bayrou à Macron, sans se poser la question de la cohérence de la ligne politique. Preuve que les acteurs islamistes n’ont aucune ligne idéologique fixe, si ce n’est celle de l’opportunisme en vrac. Celle qui permettrait  aux Frères musulmans de placer leurs «ambassadeurs» à des postes clefs, en vue du fameux Tamkine espéré.

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Quant aux Jean-Foutre qui ont voté la réforme de la Constitution en nous vendant des vessies pour des lanternes, on se contentera de mettre le doigt là où ça fait mal : un certain nombre d’articles sonnent le glas de nos valeurs, de l’exception française, et ouvrent la boîte de Pandore d’une société à l’anglo-saxonne, qui favorise les individus aux dépens de l’Etat. Bonjour les recours et procès à venir. Bonjour le détricotage de la République une et indivisible !

Qu’on en juge par ces quelques exemples :

Article 38. Le gouvernement peut, pour l’exécution de son programme, demander au Parlement l’autorisation de prendre par ordonnances pendant un délai limité, des mesures qui sont normalement du domaine de la loi. (…) Elles ne peuvent être ratifiées que de manière expresse. (…)

Article 41. S’il apparaît au cours de la procédure législative qu’une proposition ou un amendement n’est pas du domaine de la loi ou est contraire à une délégation accordée en vertu de l’article 38, le gouvernement ou le président de l’assemblée saisie peut opposer l’irrecevabilité.

Un Parlement qui a plus de droits ? Certes, mais quand il est aux ordres du locataire de l’Elysée, c’est celui-ci qui se retrouve investi des pleins pouvoirs ou presque… et ces dispositions permettent au groupe politique qui a la majorité de faire disparaître nombre d’amendements qui seront jugés anticonstitutionnels, faisant ainsi disparaître le débat d’idées et la démocratie de l’hémicycle …

Art. 61-1. Lorsque, à l’occasion d’une instance en cours devant une juridiction, il est soutenu qu’une disposition législative porte atteinte aux droits et libertés que la Constitution garantit, le Conseil constitutionnel peut être saisi de cette question sur renvoi du Conseil d’Etat ou de la Cour de cassation, qui se prononce dans un délai déterminé.
Une loi organique détermine les conditions d’application du présent article.

Article 62. Une disposition déclarée inconstitutionnelle sur le fondement de l’article 61 ne peut être promulguée ni mise en application.
Une disposition déclarée inconstitutionnelle sur le fondement de l’article 61-1 est abrogée à compter de la publication de la décision du Conseil constitutionnel ou d’une date ultérieure fixée par cette décision. Le Conseil constitutionnel détermine les conditions et limites dans lesquelles les effets que la disposition a produits sont susceptibles d’être remis en cause. (…)

Pourquoi ne puis-je m’empêcher de penser que ces deux articles, dans le prolongement de la Charte des droits Fondamentaux du traité de Lisbonne, pourraient ouvrir la porte de l’abrogation de la loi sur les signes religieux à l’école de 2003 ?

Art. 71-1. Le Défenseur des droits veille au respect des droits et libertés par les administrations de l’Etat, les collectivités territoriales, les établissements publics, ainsi que par tout organisme investi d’une mission de service public, ou à l’égard duquel la loi organique lui attribue des compétences.

Il peut être saisi, dans les conditions prévues par la loi organique, par toute personne s’estimant lésée par le fonctionnement d’un service public ou d’un organisme visé au premier alinéa. Il peut se saisir d’office.
La loi organique définit les attributions et les modalités d’intervention du Défenseur des droits. Elle détermine les conditions dans lesquelles il peut être assisté par un collège pour l’exercice de certaines de ses attributions.

Le Défenseur des droits est nommé par le président de la République pour un mandat de six ans non renouvelable, après application de la procédure prévue au dernier alinéa de l’article 13. Ses fonctions sont incompatibles avec celles de membre du gouvernement et de membre du Parlement. Les autres incompatibilités sont fixées par la loi organique.
Le Défenseur des droits rend compte de son activité au président de la République et au Parlement.

Que ce poste, à lui promis, ait été nécessaire pour obtenir le vote de Jack Lang ne saurait oblitérer l’énorme risque qu’il fait courir à nos valeurs républicaines. Comme les articles 61, 62, et 72 sq, l’article 71-1 crée un pouvoir discrétionnaire au-dessus des lois, permettant à chaque individu de remettre en cause la loi et les règlements des services publics. On peut s’attendre à voir l’inénarrable Lang prendre parti pour les maris musulmans qui s’opposent à ce que les médecins hommes examinent leurs femmes, comme il avait pris parti pour les écoles Diwan, qu’il voulait faire entrer dans le giron du service public, quand il était Ministre de l’Education Nationale. Jack Lang est un ogre qui se nourrit d’idées libertaires contraires à l’intérêt commun et c’est lui qui va défendre les libertés !!! Tous aux abris !

Article 72-3. (…) La Guadeloupe, la Guyane, la Martinique, La Réunion, Mayotte, Saint-Barthélemy, Saint-Martin, Saint-Pierre-et-Miquelon, les îles Wallis et Futuna et la Polynésie française sont régis par l’article 73 pour les départements et les régions d’outre-mer et pour les collectivités territoriales créées en application du dernier alinéa de l’article 73, et par l’article 74 pour les autres collectivités. (…)

Article 73. Dans les départements et les régions d’outre-mer, les lois et règlements sont applicables de plein droit. Ils peuvent faire l’objet d’adaptations tenant aux caractéristiques et contraintes particulières de ces collectivités.

Ces adaptations peuvent être décidées par ces collectivités dans les matières où s’exercent leurs compétences et si elles y ont été habilitées, selon le cas, par la loi ou par le règlement. (…)

Article 74-1. Dans les collectivités d’outre-mer visées à l’article 74 et en Nouvelle-Calédonie, le gouvernement peut, par ordonnances, dans les matières qui demeurent de la compétence de l’Etat, étendre, avec les adaptations nécessaires, les dispositions de nature législative en vigueur en métropole ou adapter les dispositions de nature législative en vigueur à l’organisation particulière de la collectivité concernée, sous réserve que la loi n’ait pas expressément exclu, pour les dispositions en cause, le recours à cette procédure. (…)

Après les vains efforts de Jospin et Sarkozy pour faire accepter «l’exception corse», voici inscrite dans le marbre « l’exception de l’outre-mer ». Dérogations, adaptation aux communautés, aux traditions, on peut s’attendre au pire ! C’est la fin de la République. Pour qui sonne le glas ? En tout cas pas pour les députés des départements et régions d’outre-mer qui, nonobstant le mot d’ordre socialiste, ont voté pour ce texte !!!

Art. 75-1. Les langues régionales appartiennent au patrimoine de la France.

On peut d’ores et déjà s’attendre à moults procès, saisines du Conseil Constitutionnel pour faire reconnaître le droit de pratiquer les langues régionales, y compris dans l’espace public et les administrations, pour le plus grand bonheur des traducteurs de patois et langues vernaculaires en tous genres ! La France tour de Babel, c’est ça le progrès version Sarkozy !

Article 88-5. Tout projet de loi autorisant la ratification d’un traité relatif à l’adhésion d’un Etat à l’Union européenne et aux Communautés européennes est soumis au référendum par le président de la République.

Toutefois, par le vote d’une motion adoptée en termes identiques par chaque assemblée à la majorité des trois cinquièmes, le Parlement peut autoriser l’adoption du projet de loi selon la procédure prévue au troisième alinéa de l’article 89.

Evidemment, on appréciera à sa juste valeur la parole du candidat Sarkozy, opposé à l’entrée de la Turquie dans l’U.E. et cet article, qui permet, une fois de plus, d’éviter la voie du referendum populaire …

Enfin, on ne peut laisser de côté l’ignoble marchandage dont les députés de la majorité ont fait l’objet. Comme l’a révélé Nicolas Dupont-Aignan (et cela a été confirmé par un certain nombre de parlementaires cyniques qui n’en ont pas fait mystère), Sarkozy a fait pression, promis promotions, place intéressante aux élections régionales ou européennes, et, surtout, garnisons maintenues dans certaines circonscriptions. Résultat, nos hommes politiques, terrorisés à l’idée de ne pas être réélus lors des prochaines échéances électorales, ont vendu leur âme ou plutôt leur vote au diable, sans se soucier de ce qu’ils bradaient en même temps, qui ne leur appartenait pas, pourtant, l’intérêt de la nation !

Les mauvaises langues ont même osé prétendre qu’Alain Lambert, opposé à la réforme s’y serait rallié en échange d’un poste à la Commission de surveillance du Séant. Las ! même les socialistes se sont fendus de communiqués pour témoigner de l’improbabilité d’un tel scénario. Il n’en demeure pas moins vrai qu’Alain Lambert a, pour des raisons connues de lui seul, fini par voter oui …

Pitoyable. Pitoyables aussi, radio et télévision qui, à longueur d’antenne, ont évoqué le vote du 21 juillet, sans jamais prendre le temps d’analyser, de décortiquer… et d’expliquer aux Français ce qui allait changer.

Résultat : 4 Français sur 5 ne savent pas qu’il y a eu modification de la Constitution ou bien, quand ils le savent, en ignorent tout. Du beau boulot. Où est le Coluche moderne capable d’interpeller publiquement les enfoirés ???

Christine Tasin

http://christinetasin.over-blog.fr

(1) http://www.ripostelaique.com/Special-Traite-de-Lisbonne.html

(2) http://www.ripostelaique.com/Droit-de-vote-des-etrangers-la.html

" data-medium-file="" data-large-file="" class="aligncenter size-full wp-image-999" src="http://mlouizi.unblog.fr/files/2017/04/9.png.jpg" alt="9.png" width="374" scale="0" style="box-sizing: border-box; vertical-align: middle; display: block; margin: 25px auto; width: 598.325px; height: auto; max-width: 100%;">

 

Un autre nom, apparaissant sur cette liste, me paraît aussi intéressant. Fils d’un frère musulman, il s’appelle Yaman Mahfoud, ancien lauréat du Lycée Averroès de l’UOIF à Lille. Aujourd’hui, il collabore avec l’association Coexister France et promeut le discours de l’organisation frériste Syria Charity. Je l’ai déjà cité dans mon article du 31 août 2015 : «Le Qatar et l’Ecole d’Allah : le cas du lycée Averroès»[23]. Face à la caméra de la chaîne qatarie al-Rayyan, et au porteur des valises de la Qatar Charity, un certain Ahmed al-Hammadi, il avait dit : «Au Lycée Averroès, il n’y avait pas seulement une vie estudiantine… Il y avait pas mal d’activités autres [concernant] la responsabilité du citoyen français musulman. Elle est énorme […]. Aujourd’hui, on vit dans un monde où la défiance envers l’islam est extrêmement grande» Et de conclure : «Nous sommes un peu les ambassadeurs de l’islam en France, en Europe et en Occident»[24]. Ces jeunes sont-ils les ambassadeurs des Frères musulmans auprès d’Emmanuel Macron et de son mouvement ? Question légitime.

 

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Le procès de Fanny Truchelut a eu lieu quinze mois plus tard, le 2 octobre 2007, à Epinal. L’accusée, qui s’est retrouvée bien seule, a été salie par les avocats du Mrap, de la LDH, de la Licra, et même par la presse locale, chacun de ces organismes s’empressant de voir en elle une femme « raciste » et, qui plus est, « peu intelligente » !
Conséquence : Fanny Truchelut a été condamnée pour « discrimination religieuse » à quatre mois de prison avec sursis et à 8.490 euros d’amende et de dommages et intérêts. L’accusation de racisme n’a pas été retenue.

On ne peut qu’être abasourdi par la sévérité d’une telle condamnation et par sa disproportion avec d’autres sentences : défendre l’égalité républicaine en s’opposant à la « négation de l’égalité des sexes » coûterait donc plus cher que mettre en danger la vie d’autrui ?

Rappelons qu’en 1998, à l’hôpital de Bourg-en-Bresse, un mari musulman, qui s’était opposé violemment à ce qu’un obstétricien assistât son épouse lors d’une délivrance difficile, s’est vu condamné à 1000 euros d’amende (il avait, quant à lui, l’outrecuidance de demander 100 000 euros de dommages et intérêts en raison du handicap dont son propre enfant a été victime suite aux interminables minutes qu’ont exigées les négociations destinées à permettre l’intervention du médecin accoucheur).

N’oublions pas que l’homme qui a menacé de mort Robert Redeker n’a été condamné qu’à 750 euros d’amende et à 6 mois de prison avec sursis, alors que depuis cette fatwa, Robert Redeker connaît l’enfer d’une existence cloîtrée.

Comment ne pas être révolté face à la situation alarmante de Fanny Truchelut, qui, peu après sa condamnation, a dû vendre son gîte, changer de domicile, pour se retrouver finalement, à cinquante-quatre ans, dans l’obligation de se reconstruire seule, avec, à charge, ses deux plus jeunes enfants !

Son procès en appel aura lieu dans les prochaines semaines, à Nancy. Nous lui apportons d’ores et déjà notre indéfectible soutien doublé d’une solidarité sans faille. Nous demandons qu’elle soit relaxée.
Une peine de prison, même avec sursis, serait déplacée pour cette femme qui a toujours veillé à éduquer ses quatre enfants dans le respect des lois.

En outre, une amende ou des dommages et intérêts, dont la plus grande partie récompenserait le Mrap, la LDH et Horia Demiati pour leur militantisme discriminatoire, serait non seulement inique mais grèverait – peut-être pour toujours – la possibilité qu’a Fanny Truchelut de s’en sortir.

Par ailleurs, ce procès est un test grandeur nature pour la société tout entière. Des directrices d’écoles, des enseignantes et des enseignants ont déjà été déférés devant les tribunaux pour avoir contesté la présence d’accompagnatrices voilées lors de sorties scolaires.

Or, le 27 juin 2008, le Conseil d’Etat a refusé d’accorder la nationalité française à une femme d’origine marocaine qui portait la burqa. Fadela Amara, secrétaire d’Etat à la Ville, a jugé cette décision « excellente, légitime, particulièrement crédible parce qu’elle se fonde sur les valeurs de notre République ». Mieux : lorsque Le Parisien du 16 juillet dernier a demandé à Fadela Amara si elle faisait « la différence entre le voile et la burqa », la secrétaire d’Etat à la Ville a répondu ceci : « Tout est question de centimètres de tissu. Mais pour moi, c’est la même chose », rendant ipso facto « excellente, légitime, et particulièrement crédible » la décision par laquelle Fanny Truchelut s’est opposée, le 6 juillet 2006, « au port du voile, qui n’est pas un signe religieux mais, comme la burqa, un signe d’oppression des femmes » (Fadela Amara, Le Parisien, 16- 07-2008).

Toute condamnation, même symbolique, de Fanny Truchelut serait donc interprétée par les fondamentalistes musulmans comme un encouragement à multiplier les poursuites judiciaires à l’encontre de ceux qui entendent défendre « les valeurs de notre République », et contraire à l’Arrêt du Conseil d’Etat du 27 juin 2008.

Les valeurs de la République française « ne sont pas négociables » !
Voilà pourquoi nous demandons au législateur de prendre les dispositions nécessaires pour que des personnes lucides et courageuses comme Fanny Truchelut ne soient plus traînées en justice par ceux-là mêmes qui rêvent de voir les lois religieuses se substituer aux lois de la République.

Premiers signataires : Anne Zelensky, présidente de la Ligue du Droit des Femmes, Michèle Vianès, présidente de Regards de Femmes, Annie Sugier, présidente de la Ligue du Droit International des Femmes, Pierre Cassen, animateur de Riposte Laïque, président de l’Ufal des Yvelines, Pierre-André Taguieff, philosophe et historien des idées, directeur de recherche au CNRS, Anne-Marie Lizin, sénatrice belge, Robert Redeker, philosophe, Michèle Tribalat, démographe, Jean-Paul Brighelli, professeur, Monia Haddaoui, association Ghofrane, Ivan Rioufol, journaliste, Jean-François Chalot, président de l’Ufal 77, Martine Ruppé, présidente du Comité Ornais de Défense de la Laïcité (COD), Denis Pelletier, président sortant de l’Association Des Libres Penseurs de France, Inspecteur de l’Education Nationale honoraire, Evelyne Rochedereux, militante féministe, présidente associative, Simon Blumental, président d’Algérie Ensemble, Danièle Ney-Kemp, productrice-journaliste en Australie, Eric Chenut, militant LDH 54, Françoise Flamant, auteure, Léon Ouaknine, ex directeur général de l’Institut Universitaire de Gérontologie Sociale du Québec, Sylvain Gouguenheim, professeur d’histoire, Nora Cheddad, Co-fondatrice de la Coordination des Berbères de France, Johannes Robyn, président de l’Union des Athées, Esther Fouchier, présidente associative marseillaise, Ziad Goudjil, Histoire de Mémoire, Catherine Vieu Charier, adjointe au maire PCF de Paris, Pascal Hilout, fondateur du nouvel islam, Jean-Claude Santana, président de l’Ufal du Rhône, Michèle Bruhat, militante féministe et laïque, David Dawidowicz, rescapé de la Shoa, Halim Akli, militant laïque algérien, Nathalie Planchou, membre de la Grande Loge Féministe de France, Dominique Gay, médecin généraliste, Sophie Ribot-Astier, avocate, responsable associative, Stéphane Arlen, site Faire le Jour, Hubert Sage, président de l’UFAL-38, président du cercle « Laicité et République Sociale », Irène Saya, présidente de Perec, Pierre Lefebvre, président de Primo, Pierre Régnier, ancien secrétaire national CFDT de la radio-télé publique, Jean Boudrières, président de l’Ufal Haute Garonne, Daniel Nys, président de la FCPE 85, Maryse Arditi, conseillère régionale, Thierry Pontillon, syndicaliste, directeur d’école,
Véronique Hervouet, écrivain-essayiste, Mireille Mavrides, élue PCF Marseille, Khacer Med Ouramdane, président de « AFus Deg Wfus », Association laïque de Culture Amazighe (Berbère) à Roubaix, Suzy Candido, présidente de l’Ufal de Toulouse, Roland Monnet, Président du « Cercle Edgar Quinet Aristide Briand, Michèle Dayras, présidente de SOS Sexisme, Albert Richez, militant d’Attac France, Claude-Jean Lenoir, président-fondateur du cercle Condorcet-Voltaire, Chantal Crabère, retraitée de l’Education nationale, Kebir Jbil, président de l’Ufal de Strasbourg, Robert Albarèdes, maire honoraire de Gréasque, Arielle Campin, étudiante en psychologie, vivant en Australie, Pierre Baracca, président de l’Ufal de Lille, Hervé Boyer, conseiller municipal à Golbey (88), Dominique Farcis, Secrétaire Départemental de Debout la République 92, Christine Tasin, militante du MRC17, Roman Bernard, rédacteur du blog Criticus, Evelyne Szafarz, professeur assistant, française, vivant aux Etats-Unis, René Andrau, essayiste, Josiane Sberro, chef d’établissement retraite, vice-présidente Primo, Alain Rubin, conseiller prud’homal FO, Sophie Micoud, citoyenne de la République laïque, André Le Lan, chevalier de la Légion d’honneur, Adeline Fauconnier, conseillère principale d’Education, Annie Piotte, LDH Roanne, Paul Landau, écrivain et chercheur, Catherine Deudon, photographe, Louis Chagnon, professeur d’histoire chargé de recherche, Simon Archipenko, président de Voltaire République, Marie-José Letailleur, infirmière, présidente de l’Ufal de Champs-sur-Marne, Christine Florentin, ex-responsable Mrap Nantes, Ricardo Zugaro, pianiste concertiste, Laurence Gresse, enseignante à Echirolles (38), Jean-Loup Bidot, professeur de philosophie, Malka Markovich, consultante internationale des droits humains, Roland Churard, maire-adjoint PCF de Nandy, Brigitte Bré Bayle, enseignante à Marseille, André Gomar, société des Athées de Saint-Denis, Georges Brousse, militant laïque (Libre Pensée), Mireille Popelin, enseignante retraitée, présidente de l’Ufal de Lyon, Guy Philippe, agrégé de mathématiques à la retraite, Maurice Vidal, professeur de philosophie, Huguette Chomski Magnis, responsable associative, Pierre Crolais, militant laïque, Lemballe (22), Isabelle Voltaire, administratrice nationale de l’Ufal, secrétaire de l’Ufal 77, Salvatore Pertutti, militant athée, Gérard Charollois, Président de la convention vie et nature pour une écologie radicale, Radu Stoenescu, philosophe, Aube Passeron, citoyenne laïque, Denis Carnet, LDH Le Pecq, Serge-Maximilien Jaurais, président de l’Ufal de Savigny-le-Temple, Patricia Degallaix-Maury, sage-femme, Guillaume Plas, commissaire de police honoraire, Rosa Valentini, enseignante, trésorière de l’UFAL des Yvelines, Alain Bonet, enseignant, Emmanuel Itié, ingénieur en informatique, Charlotte Bré, enseignante, Guylain Chevrier, historien, administrateur national de l’Ufal, Sorel Zissu, retraité, Régis Rousseau, photographe, Yves Pialot, retraité Education nationale (professeur de lettres), Simon Pilczer, médecin, Guy Beaupin, chef d’entreprise retraité, Jean-Eric Lagesse, libraire, Jacqueline Duhem, agrégée d’Histoire, sécrétaire Ufal Lille, Jacky Eonin, retraité, Leon Tourtzevitch, enseignant retraité, Benoît Drouot, professeur d’histoire géographie en lycée, Annie Lecompte-Billard, institutrice retraitée, Vincent Maunoury, traducteur, Annie Ségure Daudé, directrice de crèche, retraitée, Michel Tonarelli, informaticien, Pierre Bellenger, ancien conducteur de travaux publics, Jacques Le Roux, citoyen laïque, Françoise Magnard, retraitée de l’enseignement public, Roger Felts, médecin psychiâtre, Alain Escriou, installateur, Annick Mouillé, retraitée de l’EN, Louis Houdayer, Ufal Ardèche, Zoé Bosquet, retraitée, Jean Logier, Ufal 62, Jean-Luc Romero, militant associatif, Alexandre Feigenbaum, chercheur, militant associatif, Jacques Thurin, membre de l’Action catholique ouvrière, Marie-Ange Ferran, institutrice, Decrop Véronique, Association Phare, Claude Rochet, professeur des universités, Lena Vandrey, artiste, 07 Bourg-St andéol, Mina Noubadji, enseignante, Régine Flécheux, 08 Charleville-Mézières, chômeuse, Regina Chapelot, retraitée 95 ans, Christophe Hordé, président de l’Ufal 78-7, Maryse Haslé, enseignante, secrétaire du CVDL (Comité Vendômois pour la Défense de la Laïcité, Micheline Montot, enseignante.
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Vous pouvez signer la pétition ci-dessous :

" data-medium-file="" data-large-file="" class="aligncenter size-full wp-image-1000" src="http://mlouizi.unblog.fr/files/2017/04/8.png.jpg" alt="8.png" width="461" scale="0" style="box-sizing: border-box; vertical-align: middle; display: block; margin: 25px auto; width: 598.325px; height: auto; max-width: 100%;">

 

7- Fatima Jenn ou le lobbying pro-Qatar !

« Certains diront peut-être qu’il s’agit de clientélisme. Hé bien, tant pis, j’assume ! »[25] Ceci est le propos exact tenu par la franco-marocaine Fatima Jenn, conseillère départementale du Canton de Mulhouse 2 et adjointe au maire de Mulhouse. Elle l’a tenu, en mars 2016,  face au journaliste Emmanuel Delahaye du journal l’Alsace, en marge de la création du Cercle Martin-Luther-King (Centre MLK) : une structure associative qui se veut être « moitié cercle de réflexion, moitié lobby assumé »[26], dit-elle. Elle définit son cercle comme étant « le réseau de tout ceux qui n’en ont pas »[27]. Cela rappelle curieusement l’appel de Tariq Ramadan du 4 mai 2015, à créer un «contre-lobby», pour contrer, dit-il, «des lobbys très puissants, intégristes laïcards, ou pro-sionistes». Quelle idée de la République !

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Fatima Jenn est surtout le relais du candidat Emmanuel Macron à Mulhouse. Le 6 mars dernier, elle a lancé le comité local «Mulhouse Alsace Agglomération Nord» du mouvement «En Marche !», une semaine après avoir parrainé, en sa qualité de conseillère élue au Département du Haut-Rhin, le candidat Macron. Pour créer ce comité, elle a publié, sur sa page Facebook, un message invitant ses contacts et amis, ceux qui lui font confiance, dit-elle, à la rejoindre pour «avancer ensemble» !

En effet, ce message public a été adressé particulièrement à 75 personnes. Parmi lesquelles, deux noms, au moins, suscitent l’interrogation voire l’étonnement : Mokhtar Seriket[28] et Mostafa Aydogan[29]. Les deux sont des cadres influents de la mouvance des Frères musulmans, inféodés, l’un et l’autre, à l’axe Doha-Ankara : le premier est membre de l’UOIF, responsable du projet «Académie des talents» au sein du «Département Education» de la mouvance[30]. Le second est le secrétaire général de la branche française du réseau turc TÜMSIAD[31][32](Union des industriels et entrepreneurs turcs en France) — un peu comme la MEDEF — très proche du président Recep Tayyip Erdogan[33].

 

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Jugées « raisonnables » par les demandeurs, ces demandes le sont d’autant moins qu’elles font fi de ceux à qui elles s’adressent, comme en témoigne, entre autres, l’anathémisation islamique de la laïcité, les musulmans ayant tout de suite compris l’incompatibilité du principe islamique qui rend à Dieu ce qui est à César, avec le principe laïque qui rend à César ce qui est à César et à Dieu ce qui est à Dieu ! Voilà pourquoi l’Association des étudiants musulmans des États-Unis et du Canada (Muslim Students Association ou MSA) affirme que la laïcité est une forme de « racisme culturel » !

Le mot « racisme » n’a d’ailleurs pas été choisi au hasard : le racisme est un délit, et le délit appelle sanction. Il n’est pas question de discuter avec un partisan du « racisme » : il n’est question que de le châtier le plus sévèrement possible, le châtiment suprême étant ici l’abolition de la laïcité, à laquelle œuvrent sans relâche tous les islamistes !

Car les islamistes sont actifs : en s’attaquant à la première puissance mondiale qu’ils entendent transformer en nation musulmane (sic), ils s’adressent à chacun d’entre nous. Et que nous disent-ils ? Que leur foi inébranlable en la toute-puissance d’Allah les a convaincus de participer au grand djihad visant l’élimination de la civilisation occidentale afin que « la religion d’Allah soit victorieuse sur toutes les autres religions ». Comme le déclarait à ses coreligionnaires l’orateur Muammad Faheed, lors d’une une réunion du Muslim Students Association qui se tenait, en mars 2003, au Queensborough Community College de New York : « La seule relation que vous devez avoir avec l’Amérique est de la renverser ! ».

Dès les années 1980, en effet, des agents des Frères musulmans ont mis au point un « processus djihadiste » dont l’objectif ultime est de saboter la « maison misérable » de l’Amérique afin qu’elle devienne une théocratie islamique. Pour ce faire, ces agents utilisent des groupes de façade, comme le Conseil sur les Relations Américano-Islamiques (CAIR) et sa branche canadienne, CAIR-CAN, ainsi que l’Association des étudiants musulmans (MSA). Alors que le CAIR a été conçu pour fonctionner dans les domaines juridiques et culturels – se présentant sur la place publique comme un groupe de défense des minorités (!) -, le rôle du MSA se limite aux campus universitaires, où il fait progresser la cause de l’islam radical. Créé en janvier 1963 à l’Université de l’Illinois Urbana-Champaign, le MSA (également connu sous le nom de MSA national) dispose de chapitres sur près de 600 campus universitaires d’Amérique du Nord, et de plus de 150 chapitres affiliés à l’organisation nationale. La relation entre le MSA national et les chapitres universitaires n’est pas fixe mais flexible, les politiques de l’organisation nationale pouvant différer de celles des sections locales. Toutes, cependant, s’accordent sur la nécessité de l’action violente contre les infidèles !

Eh oui : pendant que l’Occident assure aux musulmans du monde entier comme à chaque personne éprise de liberté et de démocratie que la coexistence pacifique est possible, le Muslim Students Association de l’Université James Madison vante, quant à lui, les vertus des kamikazes islamiques dont les « hauts faits » garantissent « la miséricorde d’Allah » par le biais du « djihad » !

Nous étions alors en 2002. Depuis, le Muslim Students Association n’a cessé d’alimenter le mouvement islamique mondial en épinglant, au passage, l’Occident sur la « libération des femmes », dans un remarquable copier-coller de morale coranique. Qu’on en juge par la lecture de ce texte, publié en 2007 :

« Aujourd’hui, les gens pensent que les femmes sont libérées en Occident et que le mouvement de libération des femmes a commencé au 20ème siècle. En fait, le mouvement de libération des femmes n’a pas été entamé par les femmes, mais a été révélé par Allah à un homme du nom de Mahomet, au septième siècle… Le Coran et la Tradition du Prophète (Hadith ou Sunna) sont les sources à partir desquelles toutes les femmes musulmanes tirent leurs droits et devoirs… L’islam, il y a quatorze siècles, a rendu les femmes égales au regard d’Allah en LE glorifiant et L’adorant, n’imposant aucune limite à son progrès moral. Aussi, l’islam a établi l’égalité de la femme dans son humanité avec l’homme… Dans l’Islam, une femme a la liberté fondamentale de choix et d’expression fondée sur la reconnaissance de sa personnalité individuelle. La femme musulmane s’est fait attribuer un rôle, des devoirs et des droits il y a 1400 ans, dont la plupart des femmes ne jouissent pas aujourd’hui, même en Occident ».

Que répondre à cela ? Rien, sinon qu’en matière de devoirs et de droits, nous avons tout ce qu’il faut en magasin ! Nous n’avons donc nul besoin de harems, de piscines et autres lieux unisexes, de femmes minorées à vie, de citoyens cadenassés par une hiérarchie machiste qui déclare les maris « supérieurs à leurs femmes » (Sourate 2, verset 228). Nous récusons la servitude masculine et féminine qui en découle et dont le point culminant est le port du voile : « O prophète ! Prescris à tes épouses, à tes filles et aux femmes des croyants, d’abaisser un voile sur leur visage. Il sera la marque de leur vertu et un frein contre les propos des hommes » (Sourate 33, verset 57). Nous n’entendons pas faire de notre épouse « un champ de labour » vers lequel nous irions comme nous le voudrions et quand nous le voudrions (Sourate 2, verset 223). Nous ne voulons pas que les Aïcha d’aujourd’hui puissent être mariées dès leur neuvième année, car le viol – serait-il légal – est toujours un viol, et la pédophilie un commerce charnel avec l’enfant. Nous fustigeons la polygamie (sourate 4, verset 3). Nous condamnons la répudiation (Sourate 2, versets 229 à 233, et Sourate 65, versets 1 à 4). Nous n’acceptons pas qu’un homme égale deux femmes, que ce soit lors d’un procès (Sourate 2, verset 282) ou d’un héritage (Sourate 4, verset 12). Nous ne supportons pas que soit justifiée la violence physique à l’encontre des femmes : « Vous [les hommes] réprimanderez celles dont vous avez à craindre l’inobéissance ; vous les relèguerez dans des lits à part, vous les battrez » (Sourate 4, verset 38) ! De même, « Si vos femmes commettent l’adultère, appelez quatre témoins. Si leurs témoignages se réunissent contre elles, enfermez-les dans des maisons jusqu’à ce que la mort les visite ou que Dieu leur procure un moyen de salut » (Sourate 4, verset 19) !

En un mot, nous tenons à rester libres de penser et d’agir à l’occidentale. L’Occident est un Etat de droit, non l’Etat de tous les droits. D’où notre soi-disant pointillisme en matière de laïcité, d’égalité des sexes et de liberté d’expression, qui n’en est évidemment pas un pour peu qu’on sache voir en cette trilogie la condition sine qua non de l’épanouissement de tous.

Maurice Vidal

" data-medium-file="" data-large-file="" class="aligncenter size-full wp-image-1002" src="http://mlouizi.unblog.fr/files/2017/04/15.png.jpg" alt="15.png" width="460" scale="0" style="box-sizing: border-box; vertical-align: middle; display: block; margin: 25px auto; width: 598.325px; height: auto; max-width: 100%;">

 

Toutefois, la proximité de Fatima Jenn avec les islamistes turcs ne datent pas d’hier. Déjà en mai 2011, elle a participé effectivement, à côté d’une délégation du créationniste turc, connu en France sous le nom de Harun Yahya, pour promouvoir «l’effondrement de la théorie de l’évolution»[34] ! Pour ceux qui ne le connaissent pas, Harun Yahya — Adnan Oktar de son vrai nom[35]— est un prédicateur créationniste qui avait envoyé en 2006/2007, depuis la Turquie, à destination de nombreux établissements scolaires français, plusieurs centaines d’exemplaires de son encyclopédie «Atlas de la création», un ouvrage antidarwinien de plus de 800 pages. A l’époque, le Ministère de l’Éducation Nationale avait alerté les recteurs d’Académie pour que cet ouvrage n’apparaisse pas dans les établissements[36].

 

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Par ailleurs, multipliant les apparitions à côté de personnalités du champ religieux islamique, on voit ici Fatima Jenn tendre l’oreille à Ahmed Taoufiq, le ministre marocain des habous et des affaires islamiques. On la voit ailleurs à côté de Mohammed Moussaoui, ex-président du CFCM (Conseil français du culte musulman). Mais elle va encore au-delà de ces personnalités de l’islam officiel, jusqu’à s’afficher, en novembre 2012, à côté des frères musulmans Samy Debah (alors porte-parole du CCIF et actuellement candidat aux prochaines élections législatives) ; à côté de Soufiane Meziani, représentant le CMF de Nabil Ennasri et actuellement professeur au Lycée Averroès, celui-là même qui veut « en finir avec la démocratie française »[37] ; et à côté  d’un certain Abdallah Thomas Milcent, ce docteur «au chevet des voilées»[38] dixit Libération. Au milieu de cette coalition — à laquelle on rajoute quelques personnalités représentant d’autres religions — Fatima Jenn a participé à la conférence «l’islamophobie, parlons-en !» organisée par l’association AMAL (Association des musulmans d’Alsace) : la voix officielle des Frères musulmans de l’UOIF à Mulhouse. Est-ce un accident de parcours ? Je ne le pense pas. Même pas une seconde, voici pourquoi :

 

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En effet, les relations entre Fatima Jenn et l’association frérosalafiste AMAL sont très fortes. Un enjeu majeur pourrait expliquer cette liaison dangereuse. Il s’agit de la construction du Centre An-Nour[39] de Mulhouse : «un palais pour l’UOIF»[40] comme le décrit Rachel Binhas dans Valeurs Actuelles. Il s’agit du plus grand centre des Frères musulmans dans toute l’Europe. Dans son livre «La République française du Qatar» (Fayard-2015), la journaliste Bérengère Bonte lui consacre trois pages, relatant ses échanges avec l’ambassadeur du Qatar, trop gêné, autour du financement de ce grandissime centre islamiste, situé dans un endroit stratégique, au carrefour de la Suisse, la France et l’Allemagne, et qui aurait coûté au moins 22 millions d’euros, financé en grande partie par la Qatar Charity : cette soi-disant organisation humanitaire, soupçonnée par les services américains, entre autres services, de financer le terrorisme internationale, depuis Oussama Ben Laden.

 

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Dans son livre «Résistance !» (Seuil-2016), le journaliste Antoine Peillon décortique l’hydre financière des Frères musulmans en France et en Europe et plus particulièrement, le poids stratégique et financier de la Qatar Charity. J’en parle aussi longuement dans «Le Qatar et l’Ecole d’Allah»[41]. Mais il n’y a pas que l’argent qatari qui finance les islamistes proches de Fatima Jenn. Dans le cadre de cette enquête, j’ai découvert dernièrement, que la soi-disant partie culturelle de ce centre a été financée entièrement par la fille d’un certain Yacoub Youssef al-Hamad, l’ex-président du conseil d’administration de la banque nationale koweïtienne[42] !

En septembre 2012, Fatima Jenn a assisté, à proximité immédiate du frère musulman Mahfoud Zaoui, le président d’AMAL, et de Jean Rottener, maire LR de Mulhouse, pour présenter devant un parterre de citoyens le projet de construction de ce centre frérosalafiste. Quatre ans plus tard, l’année dernière, pendant le Ramadan, Jean Rottener et Fatima Jenn ont assisté à un iftar (repas de rupture de jeûne) organisé par l’association AMAL. Cette présence est désormais immortalisée par une vidéo dans laquelle, la représentante d’Emmanuel Macron à Mulhouse — pouvant peut-être bénéficier d’une investiture pour le Palais Bourbon, qui sait ! — disait tout ce qu’elle pensait de ce centre, porteur selon ses dires, de «lumière». Fatima Jenn dit clairement et insiste sur le fait qu’elle soutient ce centre et remercie chaleureusement l’association AMAL, c’est-à-dire Les Frères musulmans[43]. Quant à Jean Rottener, il a juste expliqué les raisons de sa présence à cet Iftar[44]. Fatima Jenn a aussi prononcé, toujours en 2016, un discours lors d’un gala organisée par AMAL[45]. Pas de lien avec l’UOIF ? Mais qui pourrait croire à cette fable !

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8- Fatima Jenn et ses lieutenants !

Force est de constater que son «clientélisme assumé» et son «lobbying » décomplexé l’ont conduit à s’entourer d’islamistes redoutables qu’elle soutient et avec qui, à l’ombre d’Emmanuel Macron, elle aimerait peser politiquement. Dans son aventure, elle s’accompagne de fidèles jeunes lieutenants. Son cercle MLK semble lui fournir les ressources humaines nécessaires. Deux profils intéressants et relativement expérimentés — plus d’expériences qu’un Emmanuel Macron — sortent du lot : Anouar Sassi et Aziz Senni.

 

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Le premier, Anouar Sassi[46], est une étoile montante de l’islam politique, ex-responsable au sein de l’exécutif de l’association AMAL, ex-adjoint au maire de la commune de Pfastatt (68120) et candidat (suppléant) de l’UDI à Mulhouse, lors des dernières élections départementales[47]. Lui aussi a rejoint le mouvement «En Marche !» depuis le début. Il explique les raisons de cet engagement, dans un entretien accordé au site MeltingBook[48], répondant aux questions de Nadia Henni-Moulay.

Le deuxième est l’entrepreneur Aziz Senni[49] dont l’ascension politique est remarquable. Militant de la LICRA, il est aussi membre fondateur de l’UDI. Depuis 2015, il occupe un poste de direction au sein de la MEDEF, en tant que vice-président de la commission nationale «Dynamique Entrepreneuriale»[50]. Aziz Senni fait parti aussi des invités habituels de l’UOIF. Il semblerait que cela commence à lui causer quelques brimades, à tel point qu’il s’est senti obligé de s’en justifier, face à ceux qui pourraient penser qu’il serait «extrémiste». Il avoue dans un court texte, je cite : «Je participe régulièrement au congrès de l’UOIF» et conclut en disant : «Qui a dit que c’était simple d’être Humaniste, défenseur de causes justes, militant de l’ouverture, du dialogue, de la découverte de l’Autre?»[51]. Je ne sais pas si l’humanisme est compatible avec l’islamisme qui refuse, d’entrée de jeu, de reconnaitre la liberté de conscience et l’égalité homme-femme, entre autres. Bref, le 15 avril 2017, il est intervenu au rassemblement controversé de l’UOIF au Bourget. Le 21 avril, il a annoncé qu’il va voter Emmanuel Macron, dès le premier tour, comme Noureddine Aoussat, et il a invité les Français à faire de même.

 

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Ce Dalaï Lama, les médias l’aiment de plus en plus, surtout depuis que les moines tibétains nous ont montré de quoi ils étaient capables. On les a assez souvent vus se faire tabasser par la police chinoise pour que toutes les âmes sensibles prennent à cœur la détresse de ce peuple opprimé. Inutile de chercher à en savoir davantage.
Car l’histoire du Tibet n’est pas simple. Elle ne se réduit pas en une seule équation qui démontrerait la tyrannie du gouvernement chinois sur une société tibétaine démocratique, harmonieuse et tranquille. Le pouvoir ecclésiastique y a instauré pendant longtemps un système féodal qui laisse des traces malgré le passage des anglais, puis des américains après la seconde guerre mondiale. Il suffit d’ouvrir quelques ouvrages bien informés sur la question pour être un peu moins naïfs(1). Jusqu’à présent, les mal-pensants de la cause tibétaine (voir Jean Luc Mélenchon (2)) ont été bien isolés dans leur fraction minoritaire. On peut supposer qu’ils le resteront longtemps. L’opinion publique aime les histoires pas trop compliquées.

Pour l’heure, le Dalaï est une star. Si, de Jane Birkin et Isabelle Adjani à Rama Yade en passant par Bernard Kouchner et Ségolène Royale, les grandes pointures de la politique et de la culture engagée s’arrachent un droit de visite, ce n’est pas pour rien. Si nos anciens soixante-huitards et les nouveaux convertis au « brahmanisme » vertueux sortent leurs toges et leurs colliers de fleurs pour l’accueillir en psalmodiant des litanies à coucher dehors, c’est que ça en vaut la peine.
S’il doit y avoir une raison à cet engouement collectif pour le Dalaï Lama, il faut peut être la chercher dans la délivrance sans ambiguïté d’un discours empreint d’idéologie compassionnelle, d’ascétisme et de renoncement.

Beaucoup s’y retrouvent : les adeptes du New-âge, les écologistes, les végétariens, les humanistes non violents, les alter-mondialistes, les partisans de la décroissance et autres repentis de la décadence capitaliste. Le Bouddhisme apparaît comme un anti dote à la surconsommation. C’est le retour aux sources vers l’essentiel, la prise de conscience de soi dans le tout… un égoïsme acerbe pour un bonheur universel. Et c’est aussi, il faut bien l’admettre, une suite assez pathétique de psalmodies incohérentes, d’appels à la bénédiction du« Lama glorieux » afin « qu’il dissipe l’obscurité de l’ignorance » ou qu’il produise « du contentement en moi » avec la lévitation en prime pour les plus illuminés…tout un programme.

Ne nous y trompons pas, ce Dalaï, à l’air bien sympathique au demeurant, ne vient pas seulement pour asséner de sages paroles aux adeptes du grand Karma, il vient adresser un message au gouvernement Français. Il voudrait simplement que la France s’engage de façon ferme et définitive dans la défense du peuple tibétain. Le problème c’est qu’avec les JO, Sarkozy est bien coincé, et en plus de ça, il a la guerre en Géorgie sur les endosses. Le Dalaï aura beau faire un tas de discours pour apitoyer les braves gens, il faut qu’il comprenne qu’il y a un temps pour tout et que, au fond, pour son Tibet, il a bien attendu des années, il peut encore attendre un peu.

Mais, le saint homme sait aussi que son audit a la côte et qu’une large majorité d’intellectuels à gauche comme à droite (surtout des bobos-branchés de gauche) sont des partisans inconditionnels de sa quête. Cette adhésion sans failles (ou si peu), il la doit, en grande partie à la dimension pathétique de ses discours. Selon une dépêche de l’AFP, « Il a provoqué une vive émotion parmi les 4.000 à 5.000 personnes venues l’écouter lorsqu’il a évoqué « un risque que l’héritage, la culture et la civilisation tibétaines soient mourantes ». Son succès, il le doit, surtout, à l’utilisation de sa religion comme vecteur de message politique. Cela fonctionne partout, même dans une République laïque.

« Si le Dalaï Lama met « l’Occident pensant » dans sa manche en utilisant sa propre religion, n’est ce pas pour mieux servir les desseins des Etats Unis, fragiliser la Chine, la déstabiliser de l’intérieur par nos assauts incessant du « politiquement correct » ? demande Elisabeth Martens dans la présentation de son livre « Histoire du Bouddhisme tibétain, la Compassion des Puissants »(1)

En général, les occidentaux adeptes du Bouddhisme récusent la notion de religion. Pour eux c’est une « philosophie » ou une « spiritualité » qui nécessite un travail personnel d’introspection, l’objectif étant d’atteindre une parfaite harmonie du corps et de l’esprit pour accéder à l’universel grâce à la connaissance suprême et à l’aide du Dharma qui sauve de toute souffrance. Cela suppose une bonne dose de prières, de conviction, d’introspection libidinale, de sacrifice et d’abnégation. Rien de bien original en sommes mais cela suffit à satisfaire les individus tourmentés en mal d’exotisme. Le Bouddhisme tibétain est donc apparemment sans arrière pensée. Sauf que les propos de deux anciens collaborateurs du Dalaï (Herbert et Marianna Roettgen)(3) nous laissent perplexes. Experts en études culturelles, ils dévoilent, dans « L’ombre du Dalaï Lama », un livre choc publié en Allemagne en 1999 sous les pseudonymes de Victor et Victoria Trimondi, le véritable dessein du personnage, celui de conquérir le monde.

En fait, la plupart des admirateurs du Bouddhisme tibétain ignorent les doctrines souterraines qui l’habitent. La pratique de la magie (formules tantriques) et des rituels de sacrifice, la croyance dans des esprits incarnant le pur ou l’impur, le mépris des femmes, l’exploitation des enfants, l’endoctrinement sectaire, l’apologie de l’individualisme comme voie de l’ultime sagesse, la corruption sous couvert d’ascétisme… autant de revers de médaille bien obscures pour une « philosophie » désintéressée des bassesses de ce monde.

N’en reste pas moins que, comme l’Hindouisme, c est un terreau de plus en plus fertile aux commerces de l’extase et du bien être. Les entreprises de coaching ont pris ce créneau. Cela marche aussi bien avec les centres de ressourcement pour cadres surmenés que pour les stages de méditation transcendantale avec massages tantriques nirvaniques en option. Je ne sais pas si vous avez remarqué la prolifération soudaine des Kama Sutra en tous genres (pour « elle » ou pour « lui », il paraît que ce n’est pas pareil) dans les rayons des Fnac. Vous pouvez y trouver toutes les recettes de l’épanouissement sexuel multi-orgasmique et les conseils des gourous les plus avertis en la matière, de quoi faire concurrence aux plus illustres sexologues diplômés d’Etat. D’ailleurs, c’est sans doute dans ce domaine que la mode du Brahamisme (Hindouisme et Bouddhisme) a le plus de succès. C’est une mine qui profite aussi bien aux éditeurs qu’aux organisations plus ou moins sectaires aux ramifications obscures, qu’aux baba-gourous dégénérés proposants des stages de travaux pratiques dans le Lubéron.

Le Bouddhisme comme toutes les autres religions a ses croisades. Le Dalaï Lama est un homme de pouvoir, pas un saint homme dénué d’ambition politique. Avec sa religion comme fer de lance, il se fraie un chemin facile dans les couloirs de la diplomatie internationale. C’est ainsi qu’on l’invite au Sénat. C’est ainsi qu’on l’adule sans discernement avec la condescendance de la plupart des intellectuels avides de fantaisies spirituelles, nostalgiques de la « baba-cool-génération » et fervents défenseurs de toutes les causes aux relents d’humanisme. C’est ainsi que lors de son étape à Nantes il se remplit confortablement les poches en faisant payer ses deux heures de conférence pas moins de 190 € par personne. Si on calcule bien, la minute d’une sainte parole du Dalaï vaut donc 1,58 € par auditeur, plus cher qu’un litre d’essence.

Décidemment, le politiquement correct nous fait avaler bien des couleuvres. Personne ne sait que le Dalaï Lama a fricoté avec Shoko Asahara, le gourou de la secte Aum qui a balancé du gaz Sarin dans le métro de Tokyo. On ne demande pas au Français de réfléchir et encore moins de poser des questions dérangeantes au sujet du Tibet où au sur le rôle des femmes dans les Lamaseries. Chercher à savoir véritablement dans quelles conditions vit le peuple tibétain ou d’où vient l’argent qui fait fonctionner les monastères n’est pas très facile.
Quand à la laïcité, silence radio.

On peut toujours se consoler, en regardant les reportages télé sur le périple du Dalaï, car le tableau n’est pas triste. Tout le monde se prosterne devant la nouvelle icône médiatique, un homme humble et admirable, tellement plein de sérénité que ses traits en sont confits d’un éternel sourire.

Je ne suis pas la seule à trouver les courbettes des uns et des autres particulièrement ridicules.
Les minauderies de Ségolène Royale, venue sans doute chercher auprès du Dalaï une subliminale « bravitude », pourraient nous faire rire s’il n’y avait derrière tous cela une démarche profondément réactionnaire.

Je ne suis pas la seule à ne plus supporter la complaisance avec laquelle nos responsables politiques traitent les responsables religieux qu’ils soient Bouddhistes, Catholiques, Musulmans ou Juifs.
Dans un mois, ils dérouleront le tapis rouge sous les pieds du Pape en faisant autant de courbettes que pour le Dalaï. Il va falloir réagir !

En attendant, je vous invite à découvrir l’incontournable Pertutti sous les traits du grand Dalaï :

http://fr.youtube.com/watch?v=8LuKdPvVmt8&feature=related

Et pour rire encore lire la rencontre de Carla et du Dalaï sur le blog d’Urbane Tattack :

http://www.blogg.org/blog-38767.html

Brigitte Bré Bayle

(1) « Histoire du Bouddhisme tibétain-La compassion des Puissants », d’Elisabeth Martens, aux éditions Harmattan (octobre 2007), collection « recherches Asiatiques ».

(2) http://www.dailymotion.com/video/x52cex_melenchon-parle-du-tibet-chez-ruqui_news

(3) « L’ombre du Dalaï Lama » de Victor et Victoria Trimondi (pseudos), critique acerbe du Bouddhisme tibétain, paru en Allemagne en 1998/99, traduit en Anglais sur le web.

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En somme, le profil de Fatima Jenn ne peut que susciter des interrogations légitimes quant au sens de son engagement citoyen et politique. Par conséquent, son «lobbying», est-il compatible avec une certaine idée de la démocratie française et de la République laïque, ne reconnaissant aucun lobby, aucune communauté organisée, si ce n’est la communauté nationale, une et indivisible ? Son «clientélisme», en soutien et à l’ombre des Frères musulmans, est-il admissible dans le cadre de l’égalité républicaine et d’une certaine idée de l’humanisme et des libertés et droits humains fondamentaux ?

Elle dit s’inspirer du modèle américain pour combattre les discriminations mais elle oublie un détail, qui n’en est pas un, que les modèles sociétaux américain anglo-saxon et français ne sont pas de même nature : l’un reconnait le multiculturalisme et ses lobbys, l’autre reconnait la communauté nationale et ses citoyens libres et égaux. Peut-on combattre les discriminations existantes par une discrimination dite «positive» ? Elle dit avoir «fait un rêve» américain, en reprenant la célèbre citation de Martin-Luther-King. Emmanuel Macron, va-t-il l’aider à le réaliser ? Un rêve qui profitera, in fine, sans l’ombre d’un doute, aux Frères musulmans.

 

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Nous avions obtenu que le CIO mette en œuvre une politique d’incitation auprès des pays concernés (versement de 40% des crédits de la solidarité au développement du sport à l’intention des femmes). Les résultats avaient suivi avec la régularité d’un métronome. Le nombre de pays récalcitrants dégringolant de 35 à Barcelone en 1992, à 26 à Atlanta en 1996, 9 à Sydney en 2000 et …encore 9 à Athènes en 2000.

Le noyau dur était atteint. Il s’agissait pour l’essentiel des pays islamistes qui pratiquent l’apartheid sexuel : Arabie Saoudite, Brunei, Emirats Arabes Unis, Koweït, Oman, Qatar et Yémen. Les autres pays ayant pour excuse de n’envoyer que de minuscules délégations.

A Pékin, grande surprise, le « noyau dur » s’effrite. Deux des très conservatifs pays du Golfe « craquent » : Oman et Emirats Arabes Unis, auxquels s’ajoute le Yémen. Il reste donc 4 pays islamiques dont les délégations sont composées uniquement de femmes : Arabie Saoudite, Brunei (qui n’est pas présent à Pékin), Koweït et Qatar.

Mais, leurs athlètes sont …voilées. Comme le sont celles d’Iran, pays que nous avions ciblé dans nos attaques lors des JO d’Atlanta en 1996. A la veille de la cérémonie d’ouverture, ils prirent la décision d’envoyer une tireuse à la carabine voilée et, pour cacher le fait qu’elle était seule au milieu d’une bonne quarantaine d’homme, elle fût aussi (la) porte drapeau.. Le gros des sportives iraniennes se produit dans des Jeux séparés, dits de la Solidarité islamique, qui ont lieu tous les 4 ans à Téhéran depuis 1993 et qui sont fermés aux hommes et à la presse. Ces Jeux sont cautionnés par le CIO !

Certes, nous avons envie de nous réjouir car certains des pays que nous avons ciblés ont compris qu’ils ne pouvaient pas maintenir les femmes hors des JO. Mais ce sont des femmes « handicapées » qui sont autorisées à concourir en public. Handicapées par le port d’un voile.

Il faut se poser sérieusement la question : aucune athlète autorisée à concourir ou une poignée d’athlètes voilées confinées dans quelques disciplines alibi, ou encore des Jeux séparés pour les femmes excluant la présence des hommes et des journalistes, la signification en est la même, c’est-à-dire l’affirmation d’une idéologie politico-religieuse contraire à l’esprit et à la lettre de la Charte Olympique.

Acte III : un scandale à venir, les Jeux de la ségrégation

Le double langage du CIO est évident.

Et cela se produit dans l’indifférence quasi générale. Aucun des commentateurs de la télévision, lors de la cérémonie d’ouverture de Pékin, ne relève la présence ou l’absence de femmes, ni la montée en puissance du « voile » islamique, préférant ce gargariser de la beauté des costumes folkloriques. Il n’y eut qu’un moment de faux espoir, lorsque la délégation du Bahreïn passe avec devant la tribune de la presse avec une femme voilée. L’un des commentateurs se souvient l’avoir vue courir « avec son foulard et son collant, comme le lui impose… », Suit un brouhaha qui rend le commentaire inaudible : mais gageons qu’il voulait dire la loi religieuse de son pays. Et il conclut par un « pas pratique! » ironique.

Ce sont maintenant 14 (+) délégations qui comportent des femmes voilées (athlètes, membres du soutien des équipes ou simples invitées ? difficile à dire ?).

C’est ainsi une permission de transgresser la règle 51 qui est donnée par le CIO aux pays islamiques. Les prétextes affichés sont ; « parce que mieux vaut des femmes voilées que pas de femmes » selon la porte parole du CIO. Pire encore : parce que « il s’agit d’un choix personnel » dixit le président du CIO dans une interview au journal belge Le Soir.

Ne nous y trompons pas, il ne s’agit d’un hasard mais d’une stratégie du CIO qui vise à intégrer le monde islamique dans le respect des exigences politico-religieuses quitte à s’assoir sur les valeurs universelles qui sont le fondement de la Charte.

Cette volonté du CIO transparait dans les plus récentes décisions prises par ses instances dirigeantes. D’un côté le CIO annonce à Pékin, que la Marocaine Nawal El Moutawakel (non voilée), première médaillée d’or africaine, devient membre de la Commission exécutive du CIO (sous le titre « pour la première fois une musulmane (sic) élue à la Commission Exécutive »). De l’autre il pousse sur le devant de la scène l’Egyptienne, Rania Elwani. (Nouvellement voilée et qui était déjà invitée à la cérémonie de clôture des JO d’Athènes aux côtés de Rogge sous la bannière Olympique), ancienne médaillée en natation, membre du CIO et de la Commission des athlètes. Cette dernière, qui s’exprime sur le site du CIO comme modèle pour les jeunes générations, apparaît à Pékin dans les cérémonies de remise de médailles.

Cette trahison par le CIO de sa propre Charte dans un domaine qui est le sien, le sport, n’a fait que renforcer la volonté des pays islamistes de promouvoir un modèle (leur modèle) des Jeux de la ségrégation.. Allant au-delà des simples jeux de la Solidarité pour les femmes islamistes, qui commençaient à mourir dans l’ennui généralisé, ils ont engagé depuis 2005 à Ryad en Arabie Saoudite, de grandes manouvres pour organiser des jeux d’une plus grande dimension. Ceux-ci seront toujours des jeux de la ségrégation, mais seront présentés comme mobilisant les hommes et les femmes au même moment mais dans des lieux séparés pour respecter la loi religieuse. La deuxième édition aura en 2009 dans trois grandes villes iraniennes. Ce sont 7000 athlètes, 57 pays et 23 disciplines(++) qui seront concernés. L’apartheid sexuel devient ainsi un modèle exportable face aux valeurs de mixité et d’universalisme que le CIO n’a pas su défendre.

A quand la fusion entre le CIO et les jeux islamistes avec comme prochain site la capitale du Qatar qui d’ailleurs s’est porté candidat pour la tenue de prochains JO ?

Annie Sugier

Présidente de la LDIF e du Comité Atlanta-Beijing +

(http://www.ldif.asso.fr)

Lire aussi :

1. http://www.wunrn.com et http://www.womensenews.org:80/article.cfm?aid=3696

2. Collectif Chine JO 2008 « Revendications pour Pékin » signé de 9 organisations de défense des droits de l’Homme.

3. Le Monde, « A Pékin le CIO admet traverser une crise », signé du correspondant à Pékin ( du 12/04/08)

4. Libération, Rebonds: lettre ouverte au président du CIO signée A.Sugier, L.Weil-Curiel ; A-M .Lizin, E. Badinter et L.Kandel (du 5/05/08).

5. Elle, éditorial du signé Michèle Fitoussi « Voile sur les JO » (du 12/07/08).

6. Le Temps de Genève, « le foulard tenue règlementaire aux JO » (19/06/08) et « Ces femmes interdites de Jeux » ( 25/07/08) signés Caroline Stevan.

7. l’Humanité, dossier sur « l’Olympisme est-t-il en crise ? ». Le point de vue de l’ancienne inspectrice pédagogique Annick Davisse ( du 26/07/08)

8. Charlie Hebdo, « Idéal Olympique : les gonzesses au vestiaire ! » signé Agathe André ( du 30/07/08)

9. Libération , « On a oublié le badge », signé Gilles Dhers et Grégory Schneider ( du 8/08/08)

10. Le Monde, « Le badge définitivement hors Jeux », signé Solen Cherrier ( du 3/08/08)

(+) pays dont les délégations ne comportaient que des femmes voilées : Yémen, Palestine, Djibouti, Iran, Soudan, Lybie, EAU, Oman, Afghanistan, ; pays comportant une ou plusieurs femmes voilées : Maldives, Mauritanie, Bahreïn, Egypte, Ethiopie ;

(++) Le secrétaire général de ces jeux islamiques, Hassan Mirza Aghabek déclare ( cf site internet) « En accord avec la tradition et le culture islamiques, les femmes athlètes vont concourir dans des stades séparés où les hommes ne seront pas autorisés à rentrer ».

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9- Que faire le 7 mai ?

J’entends depuis l’annonce des résultats du premier tour des injonctions par-ci, des insultes par-là. Je n’ai jamais vu une telle violence dans les propos, à la veille d’une élection majeure. Comme si le bien était d’un côté et le mal de l’autre. Une binarité simpliste qui n’augure rien de bon pour l’avenir du débat contradictoire et complexe dans une société, la nôtre, demeurant déboussolée par des crises économiques, sociales, identitaires doublées de menaces réelles de toutes ces violences islamistes qui surgissent, ici où là, causant la mort et condamnant la République à être en état d’urgence. Comme si, après une campagne électorale calamiteuse, Emmanuel Macron était de facto «le» candidat légitime pour présider la France, durant les cinq prochaines années.

Ses électeurs, respectables et respectés, constatant son relatif modeste score au premier tour d’une élection qui n’a pas livré ses secrets — le ferait-elle un jour ? — semblent être décidés, au nom de grands principes, à culpabiliser tous les autres humanistes, qui ne partagent pas leurs avis et qui ne veulent voter ni pour Macron, ni pour Le Pen. Pour ce faire, le vote «ni-ni» est considéré comme étant favorable à Marine Le Pen. Pourquoi ne serait-il pas favorable à Macron ? Mais cela n’est pas la vraie question.

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Pour culpabiliser ceux qui refusent les postures de «moutons» et de «castors», on sort l’argument de l’antisémitisme, du nazisme et l’autre argument relatif à la Russie de Poutine, entre autres. Comme si un antisémitisme constaté chez des proches de Marine Le Pen serait beaucoup plus dangereux qu’un antisémitisme structurel avéré, constaté chez des proches islamistes d’Emmanuel Macron. Où est la cohérence ? Où sont la justice et la justesse dans le jugement ? La haine du juif, parce qu’il est juif, ne mériterait pas la même condamnation ferme et inconditionnelle selon qu’elle soit exprimée par un proche de Le Pen ou par un proche de Macron ?

Par ailleurs, l’islamisme, qui a détruit des pays et des civilisations millénaires au Proche-Orient comme en Afrique serait-il devenu, le temps des présidentielles, compatible avec les valeurs et les idéaux démocratiques et humanistes ? Quid des liens entre islamisme et nazisme ?

Que dire de cet épouvantail nommé la Russie de Poutine ? Est-il plus (ou moins) nocif, pour la stabilité de la République, qu’une servitude volontaire à la Turquie d’Erdogan ou aux monarchies pétrodollars, l’Arabie-Saoudite et le Qatar, et à leur volonté affichée de contrôler l’islam et la communauté de foi musulmane en France, via leurs agents frérosalafistes, leurs ONG, à travers une stratégie Soft Power assumée et financée, devant laquelle la France de Sarkozy, la France de Hollande-Macron se sont prosternées ?

Le combat contre l’islamisme est, pour beaucoup, un combat secondaire. Soit. Mais ce n’est pas mon avis, car là où l’islamisme s’implante, la paix devient un mirage. Un rêve fragile. Les violences se banalisent. Les libertés fondamentales et les droits humains reculent, petit-à-petit, mais reculent pour disparaître à jamais. Quand j’observe l’arrière-plan, derrière la candidature d’Emmanuel Macron, je vois certaines choses s’organiser. L’islamisme tente d’obtenir ici en France ce qu’il n’a pas pu atteindre dans bien d’autres pays. Ils sont là, derrière les rideaux de fumée, avec leur idéologie de conquête, leur antisémitisme décomplexé mais masqué, leur haine de l’autre, leur détestation de la laïcité, de la République, leur volonté d’asservir des esprits, des corps et des espaces, leurs structures de lobbying et d’entrisme. Ils sont venus de divers chemins pour rejoindre «En Marche !», en direction du  Tamkine.

Peu importe que, par le passé récent, ils ont infiltré des formations politiques de gauche, du centre ou de droite. Ils ont même tenté de placer des «frères» au Front National, à l’image d’un certain Camel Bechikh[52]. Aujourd’hui, c’est cap sur Macron. Leurs intérêts y sont. Ils ont fait comme ce que le prophète Jacob (Israël), le père du prophète Joseph, avait demandé à ses fils, selon le récit coranique, d’accéder à l’Égypte par diverses portes : «Ô mes fils, n’entrez pas par une seule porte, mais entrez par portes séparées» (Coran, 12, 67). Ils ont diversifié les portes politiques d’accès au cœur de la République.

Si Macron est élu président, tout laisse à penser qu’ils gagneront en poids, en efficacité, surtout à destination des jeunes. Affaiblis au Caire et dans d’autres capitales arabes, ils comptent rebondir à Paris. Leur contre-projet de société semble être parfaitement compatible avec une certaine conception de la société française chez Emmanuel Macron. Ils vont voter massivement pour lui. Je ne ferai pas de même, à moins que le candidat d’ «En Marche !» prenne position claire et rende publique la liste intégrale de ses candidats aux législatives, avant le second tour. Pour l’instant, je ne voterai ni pour lui, ni pour Marine Le Pen. L’histoire jugera. L’histoire me jugera. Je me remettrai à son jugement, librement.

 

Notes bibliographiques :

[14] Visionner la vidéo ici : https://www.youtube.com/watch?v=TQn9FSmkDT4

[18] Ici la page Facebook du Club Hessel : https://www.facebook.com/clubHessel/?fref=ts

[24] Visionner l’émission ici, le propos, en français, de Yaman Mahfoud se situe vers 21’17’’ : https://www.youtube.com/watch?v=M5POln_9IgE&list=PLNI-cJa63vBKoG45DxBO3xGBNkwPmjuyq&index=7

[26] Ibid.

[27] Ibid.

[29] Voici son profil Facebook : https://www.facebook.com/Mustafa.Aydogan82

[39] Voir ici (en français) : http://centre-annour.fr/fr/ et ici (en arabe) http://centre-annour.fr/ar/ Attention : les deux versions ne donnent pas les mêmes informations. Dans la version arabe, la liste des ceux qui soutiennent ce centre peut surprendre !

[49] Voir son profil Facebook ici : https://www.facebook.com/aziz.senni?fref=ts