Publié le lundi 29 juin 2015 à 11h34  - 3

Enlevé à Nice pour son Audi : « J'ai cru mour - 29450533.jpg

Il pensait avoir trouvé un acquéreur pour son Audi après avoir posté l'annonce sur des sites de vente. Il a été en réalité victime d'une terrible agression criminelle.(DR)


Deux Tunisiens actuellement incarcérés à Gênes, qui avaient piégé un retraité Cannois vendeur de son Audi A5, ont-ils fait d'autres victimes?

Alain, 65 ans, avait raconté dans nos colonnes le 2 juin dernier, comment deux prétendus acheteurs l'avaient agressé dans un parking à Nice. Ligoté, séquestré dans le coffre de son véhicule pendant toute une nuit, jeté dans un ravin en Italie, il avait cru sa dernière heure arrivée.

>> RELIRE. Enlevé à Nice pour son Audi, il témoigne: "J'ai cru mourir"

La police judiciaire de Nice, qui mène l'enquête côté français, a découvert qu'une autre victime avait été agressée d'une manière similaire, le même jour à Nice.

Y a-t-il eu d'autres tentatives de vols sur la Côte d'Azur? La brigade criminelle lance un appel à témoins. "Les deux mis en cause agissent selon le même mode opératoire", explique un enquêteur.

Ils repèrent des véhicules mis en vente par des particuliers sur "Le Bon Coin". Le pseudo-acheteur contacte le vendeur, se présente comme cadre d'entreprise travaillant en région parisienne et passant quelques jours de vacances avec sa famille à Nice.

Intéressé par l'achat du véhicule, il indique vouloir remonter à Paris avec la voiture si la vente se réalise.

L'acheteur téléphone à plusieurs reprises puis fixe un premier rendez-vous pour voir le véhicule.

Dans un second temps, l'acheteur convient d'un nouveau rendez-vous à Nice arguant ne pas avoir de moyen de locomotion. Il précise devoir se rendre dans une agence du Crédit Agricole (secteur de la rue Barberis et du boulevard Virgile-Barel) afin de se faire délivrer un chèque de banque pour effectuer le paiement.

Le soi-disant acheteur n'honore pas le rendez-vous mais rappelle le vendeur, prétextant ne pas avoir pu récupérer le chèque de banque, s'être énervé avec le chef d'agence. Un nouveau rendez-vous est donné au vendeur rue Barberis à Nice.

Le pseudo-acheteur est accompagné d'un second individu, lequel se charge de reconduire le vendeur à son domicile après la vente.

L'acheteur prend place en tant que passager avant et son complice se place à l'arrière du chauffeur.

Le vendeur est conduit sur un parking où les mis en cause tentent de voler le véhicule. Si les conditions ne sont pas réunies, ils prennent la fuite.

Une information judiciaire a été ouverte par le parquet de Nice qui a demandé l'extradition des deux agresseurs présumés.

L'enquête porte sur un vol avec violence avec arme, en réunion, enlèvement et séquestration.