Un homme condamné à 12 ans de prison pour avoir lancé de l'acide sur son ex-compagne

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fait divers ,justice ,prison Justice Un Algérien de 51 ans a été condamné par la cour d'assises des Yvelines à douze ans de réclusion criminelle pour avoir lancé de l'acide chlorhydrique sur le visage de son ex-compagne, lui causant des séquelles irréversibles.

La cour d'assises des Yvelines a condamné, ce vendredi, un homme de 51 ans à douze ans de réclusion criminelle pour avoir lancé de l'acide chlorhydrique sur son ex-femme, qui depuis cet incident a gardé des séquelles irréversibles. Cette condamnation s'assortit d'une interdiction définitive du territoire français et du remboursement de 20.000 euros au fonds de garantie des victimes.

Cet Algérien a aussi été reconnu coupable d'avoir harcelé la victime par téléphone et dégradé son véhicule. "Je reconnais les SMS et les appels téléphoniques. J'en suis désolé", avait déclaré l'accusé, qui s'exprimait avec l'aide d'un interprète, avant que le jury se retire pour délibérer. "Je n'ai rien à voir avec le reste", avait-il poursuivi.

Un agresseur "possédé par le diable"

En effet, tout au long de l'instruction et du procès, qui avait débuté ce mercredi, celui-ci avait maintenu ne pas être l'agresseur, donnant toutefois des versions changeantes et contradictoires. Il avait d'abord assuré s'être rendu à l'hôpital le soir des faits pour un examen médical qui n'avait finalement pas eu lieu, puis affirmé qu'il avait payé un intermédiaire pour qu'il "défigure à vie" la victime car il était "possédé par le diable", avant de se rétracter. A l'audience, il a une nouvelle fois mis en cause cet intermédiaire, qui n'a pas été poursuivi, et nié avoir commandité l'agression, ont relaté les avocats de la défense et de la partie civile.

Les faits s'étaient produits dans la nuit du 9 au 10 septembre 2011, vers 2 heures du matin. Au retour de son travail, la victime était entré dans le hall de son immeuble de Mantes-la-Jolie (Yvelines) quand un homme caché sous une capuche s'était avancé vers elle pour lui lancer de l'acide au visage. La femme, âgée de 46 ans à l'époque des faits, a perdu l'usage de son œil gauche et souffre toujours d'un "important traumatisme psychologique".

154 SMS menaçants

Très vite, la victime, qui n'a pas vu son agresseur, ainsi que ses proches, ont orienté les enquêteurs vers l'accusé, qu'elle avait épousé religieusement en avril et rapidement quitté. L'enquête a révélé que le suspect lui a adressé quelque 154 SMS, dont certains menaçants, mais n'a permis d'établir ni sa présence sur place au moment des faits ni la véracité de son alibi.