News publiée le 17/09/2014

 

 

Selon des informations du Canard Enchaîné, Pierre Moscovici, ancien ministre de l’Économie se serait servi des ressources en communication du ministère de Bercy pour promouvoir son livre sorti en octobre 2013, Combats.

Encore un couac sous le gouvernement Valls ? Il semblerait. Pierre Moscovici, le tout nouveau commissaire européen à l’Économie et ancien chef de Bercy, se serait servi dans les caisses de l’État pour sortir l'un de ses livres. C'est en tout cas ce que révèle Le Canard Enchaîné. C'est un nouveau scandale qui s'apprête à éclater puisqu'il semblerait que Pierre Moscovici se soit approprié une partie du budget communication de Bercy pour écrire son livre Combats, sorti en octobre 2013. Informations qu'il a démenties. Décidément, rien ne va plus sous la présidence de François Hollande, mais reste-t-il encore à prouver cette histoire.

Aquilino Morelle, ex conseiller de François Hollande, a déjà défrayé la chronique en début d'année. Mediapart le comparait à un "petit marquis" au sein de l’Élysée. Il a aussi été suspecté de trafic d'influence. Mais il n'est pas le seul à avoir enchaîné les casseroles. Thomas Thévenoud a été pris, cette année, de "phobie administrative" et n'a pas payé ses impôts, comme ses PV et ses loyers. Sans parler évidemment de l'affaire Cahuzac qui a marqué le début du quinquennat de François Hollande.

 

Rose-Mafia

Ainsi lorsque Pierre Moscovici était ministre de l’Économie, il se serait servi de l'argent de l'Etat pour faire sa publicité d'homme politique. Des informations qu'il dément selon le magazine L'Express. Selon Le Canard Enchaîné le ministère des Finances a payé de novembre 2012 à mars 2013, 19.136 euros par mois à Pierre Moscovici pour une mission de conseil en communication. Ce qui fait un total de 95.680 euros. Le quotidien poursuit : "Outres des conseils, une aide à l'organisation de réunions et des topos écrits, le budget com' du ministère a également financé des notes préparatoires à la rédaction de son livre". L'ancien ministre se justifie en avançant que son ouvrage était celui d'un ministre de l’Économie et non un livre personnel.