Rédigé par Xavier Laforge le 29 août 2014.

 

29.08.2014

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Ce 29 août 2014, la presse française vendue à Washington «dénonce» l’entrée de 1000 soldats russes en Ukraine, avec l’intention manifeste de mettre le Président russe en position d’accusé. Mais nos journaux bien-pensants évitent soigneusement de dire l’essentiel : En aidant militairement les russophones de l’Est ukrainien, Vladimir Poutine essaye d’empêcher un génocide.

 

Le Figaro se garde bien d’expliquer que le premier ministre ukrainien, Iatseniouk, dirige les extrémistes de Lviv, qui réclament ouvertement, sous prétexte d’unité nationale, une EPURATION ETHNIQUE de l’Ukraine russophone de l’Est. Il ne s’agit pas là d’un fantasme, mais de faits bien réels qui se sont traduits en mai 2014 à Odessa par le massacre de quarante ukrainiens russophones brûlés vifs par le groupe Azov, dont l’écusson à l’épaule n’est autre que celui de la division «Das Reich».

 

Le Monde se garde bien d’expliquer que le gouverneur de Dniepropetrovsk possède une armée privée qui ne se gène pas pour commettre des crimes, également privés, en dehors de tout contrôle par les autorités ukrainiennes. Le Point se garde bien de rappeler qu’une logistique composée de mercenaires américains, les mêmes qui gardaient les puits de pétroles irakiens pendant la deuxième guerre du golf, soutient les milices paramilitaires d’inspiration nazie qui se préparent à commettre un génocide.

 

En réalité, ni les français, ni les européens ne connaissent ce qui se passe réellement à Kiev et dans le Donbass. Les médias français laissent supposer à leurs lecteurs, et c’est là toute leur sale hypocrisie, que le pouvoir de Kiev est « démocratique et pro-européen ». Mais c’est totalement faux. L’exercice du pouvoir politique en Ukraine est encore très éloigné des standards de l’Union Européenne. Les vrais maîtres de l’Ukraine sont des oligarques claniques et mafieux, dont certains se sont associés des intérêts américains dans le but d’éliminer leurs concurrents locaux. Ils y gagnent une efficacité certaine et un partenaire de choix dans leurs affaires crapuleuses pour l’avenir.

 

Les Etats-Unis, fidèles à leurs pratiques subversives constantes, n’ont rien trouvé de mieux pour prendre le contrôle de l’Ukraine d’où ils pourront gêner celui qui résiste encore et toujours au rouleau compresseur de leur dépravation, Vladimir Poutine. Le plus souvent, ces ukrainiens extrémistes et très influents autour de l’actuel gouvernement sont issus de l’Ukraine de l’Ouest (autrichienne jusqu’en 1918). Ils se réclament avec fierté de la milice UPA de 1941 QUI PRIT PART A LA SHOAH PAR BALLE. Ils sont présents aujourd’hui dans le Donbass, et forment des «groupes de dérussification» armés.

 

Il est clair que le premier ministre ukrainien M. Iatseniouk utilise ses milices aux cotés de l’armée régulière, autant pour régler ses comptes privés que pour obliger l’armée russe à intervenir. Il espère que cela entraînera une intervention de l’Otan et l’internationalisation du conflit. Au final, cela renforcerait sa position aux cotés des américains, tout en étendant le monopole de ses activités.

 

En attendant, Vladimir Poutine se trouve devant un dilemme : abandonner les russophones de l’Est ukrainiens au génocide qu’on leur prépare, ou bien risquer les protéger en risquant un conflit armé avec l’Otan. Cette situation n’est pas sans rappeler celle des chrétiens d’Irak, et à nous autres Français qui avons un peu de mémoire, celle des harkis d’Algérie. Alors, pouvons nous reprocher à Vladimir Poutine d’apporter une aide humanitaire et militaire aux populations russophones menacées en Ukraine, quand bien même il y aurait 1000 soldats russes du mauvais côté de la frontière ?

 

Il n’y a que la presse française pour oser falsifier la vérité de manière aussi odieuse, pour taire que notre diplomatie soutient des milices potentiellement génocidaires en Ukraine, déjà génocidaire au Moyen-Orient Les Américains quant à eux, n’y voient que des avantages, notamment celui de dresser l’Europe contre la Russie.

 

Il est consternant de voir ces messieurs du gouvernement français avancer comme des toutous au bout de la laisse tenue par Washington. En réalité, les sanctions de l’UE n’ont d’autre effet que de souder la population russe autour de Vladimir Poutine dans un réflexe patriotique, et de détruire les partenariats commerciaux des industriels français, facteurs de paix en Europe.