C’est le sujet tabou au sein du Parti Socialiste. Et une des conséquences inattendue de la débâcle aux élections municipales. Selon Caroline Roux, journaliste au service politique d’Europe 1, 1 000 personnes se retrouvent au chômage dans les mairies tenues par le Parti Socialiste après la défaite électorale de mars:

Il s’agit des secrétaires particulières, des chefs de cabinet, des assistants ou encore des attachés de presse qui se retrouvent à pointer à Pôle emploi après la déroute de leur ancien maire.

Un « plan social » bien malvenu pour la majorité, au moment où François Hollande prédit un « retournement économique » au JDD. Pour l’instant, dans les 151 villes perdues par la gauche, ce sont les socialistes qui retournent à Pôle Emploi. La journaliste raconte la détresse des employés laissés sur le carreau:

Les CV et les appels au secours arrivent parfois directement par courrier au siège du PS, à Paris. [...] « Au coup par coup, on arrive parfois à recaser un assistant dans une région », confie un cadre du parti. Naturellement, les directeurs de cabinets se recasent plus facilement dans le privé, ou reprennent leur métier d’origine, quand ils sont, par exemple issue de la fonction publique. Mais ce sont surtout les petites mains qui font les frais de la déroute.

Au delà du psychodrame, l’addition risque d’être salée pour le PS, qui tire une grande partie de ses revenus du maillage territorial de ses élus…

Le Lab