Michèle Rivasi, tête de liste pour Europe Écologie-Les Verts (EELV) dans le Sud-Est pour les élections européennes, a lancé vendredi à Marseille sa campagne, proposant aux électeurs d’exprimer « une colère verte » pour créer une « autre Europe », alternative selon elle à « la colère noire » de la vague FN. « Par rapport à cette colère noire que représente le Front national, où c’est un repli sur soi, où l’étranger est un adversaire, je préfère une colère verte. »

« Je dis aux gens l’avenir passera par l’écologie », a lancé la députée européenne proposant de créer « une autre Europe ». « Pas cette Europe telle qu’elle existe, elle est beaucoup trop néolibérale, ouverte à la mondialisation et à la déréglementation. Nous, on veut construire une vraie Europe solidaire, écologique, qui apporte de l’emploi, une Europe protectrice pour la santé des consommateurs et des patients », a poursuivi l’écologiste, fondatrice en 1986 après la catastrophe de Tchernobyl de la Commission de recherche et d’information indépendante sur la radioactivité (Criirad).

Elle a énoncé « le paradoxe » d’une Europe critiquée à l’intérieur, alors qu’elle est un modèle à l’extérieur, notamment pour les Turcs ou les Ukrainiens, a-t-elle expliqué. « Nous, les écologistes, on est confrontés aux défis climatiques, et ce n’est pas au niveau de la France que l’on peut résoudre le problème des gaz à effet de serre, c’est au niveau de l’Europe », a-t-elle ajouté avant de présenter ses 25 colistiers, dont la réalisatrice Coline Serreau, absente pour un tournage dans le Vaucluse.

En deuxième position sur cette liste, Karim Zéribi, qui avait rejoint la liste du socialiste Patrick Mennucci pour les municipales à Marseille, a, lui, affirmé que « le premier défi (était) de passer d’une Europe technique à une Europe politique ». Une seconde conférence de presse doit marquer le lancement de cette liste EELV pour le Sud-Est, le 14 avril à Lyon, avant une série de meetings à Ajaccio, Lyon, Annemasse, Grenoble, Marseille et enfin Paris.

Le Point