Le trio de proxénètes menait cinq jeune femmes sur le trottoir pour qu’elles se prostituent « intensément ».

Trois hommes, de 27, 28 et 35 ans, soupçonnés d’avoir prostitué cinq filles de 18 à 21 ans, ont été libérés. Malgré les faits relevés par l’enquête de la police judiciaire et contrairement à ce qu’avait demandé le parquet.

Trois ressortissants roumains, arrêtés dimanche 30 mars par la police judiciaire, et soupçonnés de proxénétisme, ont été présentés au tribunal mercredi 2 avril. Mes Mendel et Mousset ont demandé un délai et, étonnement, obtenu la libération des mis en cause en attendant le nouveau procès, début juin, contrairement à ce qu’a demandé le parquet.

Ces individus avaient été interpellés par la police dimanche 30 mars. Vivant dans un hôtel de Saint-Jean-de-Védas (Hérault), ils sont soupçonné d’avoir mis sur le trottoir leurs compatriotes et perçu une bonne partie de leur recette. L’un d’eux amenait même les filles dans sa Jaguar pour les faire travailler de manière intensive : la journée sur la RN113 (sur les communes de Fabrègues, Gigean, Vic-la-Gardiole ou Mireval) et la nuit en périphérie de Montpellier, avenue de Toulouse et au niveau du rond-point du Grand M.

L’enquête a nécessité de longues investigations pour la PJ, notamment en terme de filature, pour “accrocher” les mis en cause. En garde à vue, les suspects ont contesté les faits. « Ils disent qu’ils ne les ont pas contraintes, qu’ils n’ont bénéficié de rien », détaille un proche de la défense. Deux des souteneurs présumés ont même affirmé qu’eux aussi se prostituaient… Une manière d’échapper aux accusations de proxénétisme ? « Ça apparaît très peu crédible, on ne les croit pas », indiquait le procureur Christophe Barret, qui supervise le dossier. Leurs trois véhicules (Mondeo + Rover et Jaguar) ont été saisis, comme 2.000 € en liquide retrouvés à l’hôtel.

Midi Libre