Par Xavier Mignot

Les fautes d’orthographe, en menaçant l’intercompréhension et donc le lien social lui-même, répandent le parfum d’une sédition pernicieuse.
Michel Sapin a présenté mercredi son projet de loi sur la formation professionnelle. Pour la financer, moins de cotisations pour les entreprises, plus de participation du Trésor public. Soit ! Le déficit en a connu d’autres… Mais financer quoi, au juste ? Parmi les formations les plus demandées : l’orthographe. Et plus particulièrement le site « Projet Voltaire » qui propose aux entreprises des remises à niveau pour la modique somme d’environ… 1.000 euros par salarié.
Ces chiffres laissent perplexe. Les difficultés qu’éprouvent à la fois les élèves et les employés avec la langue française sont réelles et, semble-t-il, grandissantes. Ne vaudrait-il pas mieux simplifier une bonne fois pour toutes cette orthographe inutilement compliquée qui est la nôtre ? Aujourd’hui plus que jamais, c’est l’enjeu financier qui renouvelle le débat.

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