Bruno LemaireTribune de Bruno Lemaire

Avec sa « fameuse » conférence sur le pacte de responsabilité, le magicien Hollande semble penser que deux données majeures du contexte économique calamiteux actuel, la question des dettes publiques et celle du déficit commercial (sans même parler de la question de l’emploi et du pouvoir d’achat) vont disparaître d’elles-mêmes, et peu d’experts, d’ailleurs lui en ont fait le reproche.

Le plus piquant dans l’histoire, c’est que François Hollande semble redécouvrir les mérites d’une politique d’offre, donc, pour simplifier, « anti-keynésienne », au moment même  où la pensée libérale semble avoir compris que trop de libéralisme tue le libéralisme, et que le monétarisme est en perte de vitesse dans la pensée économique « orthodoxe »

Christian Stoffaes, économiste ‘relativement’ libéral, mais que l’on peut inscrire dans la ligne de pensée de Maurice Allais, reste très critique sur les mesures prises pour tenter de « sauver » l’euro et stabiliser les dettes publiques. Pour Stoffaes, nous assistons depuis 2 ans, d’une certaine façon à la revanche du keynésianisme aux dépens du « monétarisme » et de ses excès, lesquels, sous prétexte de lutter contre l’inflation monétaire, ont conduit à une financiarisation déraisonnable de l’économie : « Le monétarisme a aussi engendré la dérégulation financière -c’est-à-dire la prohibition de toute intervention de l’Etat susceptible de déranger les équilibres du libre marché concurrentiel et globalisé. »

 

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