Christiane Bayard, secrétaire générale de la Ligue de défense des conducteurs, ne cache pas son indignation après le vote,  jeudi à l’Assemblée, de la dépénalisation des PV de stationnement.

Ce texte, s’il était définitivement adopté, permettrait aux maires de fixer eux-mêmes le montant du stationnement et de l’amende pour l’automobiliste qui ne l’aurait pas payée.
Jusqu’à présent, le montant de l’amende était verrouillé à 17 euros sur l’ensemble du territoire », souligne Christiane Bayard, interrogée par Europe 1.fr. Désormais, on va assister à tout et n’importe quoi », déplore-t-elle. « Le prix des amendes va exploser », prévient la secrétaire générale de la LDC, qui regroupe 45.000 membres.
Outre l’augmentation inéluctable des tarifs de stationnement que la loi entraînera, Christiane Bayard regrette aussi l’utilisation de l’argent récolté. « Cette dépénalisation est synonyme d’une création d’un impôt supplémentaire qui ciblera uniquement les automobilistes pour financer des transports en commun », estime-t-elle. Et la militante de déplorer : « Il est pourtant plus facile de mettre un parking devant un immeuble ou une maison que d’y construire une gare ».
A l’heure actuelle, il est impossible d’établir des projections précises sur le montant des amendes qui pourrait être appliqué dans chaque ville. « Cette décision appartiendra à chaque maire », précise Christiane Bayard. Seule certitude, le montant des amendes, désormais baptisées « forfait de post-stationnement », ne pourra excéder le montant total d’une journée de stationnement, soit 36 euros à Paris ou 20 euros à Lyon .