Addendum 21/11/13

Caroline Fourest évoquait Anders Breivik pour parler du tireur fou désormais connu ; Abdelhakim Dekhar.

 

 

 

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19/11/13

Chronique de Caroline Fourest

Il faut attendre, bien sûr, d’en savoir plus sur le profil du tireur pour déterminer les contours exacts de sa folie. S’il s’agit d’un homme sorti de prison croyant régler des comptes, ou d’un tueur fou se prenant pour un justicier. Mais si l’émotion est grande, c’est que certains faits divers n’en sont pas, même lorsqu’ils sont l’œuvre d’un fou. En tout cas, elle permet d’aborder un climat qui laisse craindre ce genre de passages à l’acte. En raison notamment de l’incitation à la haine qui vise de plus en plus souvent les médias en général et des journalistes en particulier ; par haine du « système ».

Hebergeur d'image

Un mot-valise qui ne veut rien dire, se présente comme une revendication de plus de démocratie, pour mieux la décapiter. On l’entend dans la bouche de tous les démagogues, ceux qui voudraient pouvoir penser en rond, ou plutôt en boucle, selon des petits cercles concentriques facilités par certains sites Internet et réseaux sociaux. On y parle entre soi, du fait d’être victime des autres. Au choix, les puissants cosmopolites ou les pauvres étrangers. Ces petits cercles rances ont considérablement étendu le café du commerce, faciliter le développement de la rumeur et même donné une tournure franchement alcoolisée au moindre débat grâce au commentaire anonyme.

Dans ce bistrot devenu global, on parle fort, on parle souvent des musulmans, des Arabes, des Juifs, des noirs, des singes et des journalistes…

Personne ne vous dit jamais que vous avez trop bu. Si, des journalistes justement. Ils passent à la télé, en radio, écrivent dans les journaux et leur ton agace. Car dans cette arène-là, même si le ton du commentaire sportif s’y invite aussi, les faits comptent encore un peu. C’est très agaçant d’entendre ces commentateurs vous dire que les noirs ne sont pas des singes ou que le 11 septembre est bien un attentat islamiste et non américano-sioniste… Furieux, le bistrot crie au politiquement correct, exige des têtes. Face à ce déferlement de mauvaise foi, qui tourne parfois au harcèlement, le journaliste moderne, 2.0, doit se blinder. Esprits sensibles s’abstenir. On savait déjà qu’il fallait une sacrée carapace pour faire ce métier, on craint qu’il faille désormais un gilet pare-balles. C’est ce qui inquiète à travers ce qui n’est pour l’instant qu’un fait divers. [...]

Contrairement aux États-Unis, nous avions trouvé un moyen de respecter la liberté d’expression sans tolérer l’incitation à la haine, comme le font les Américains au nom du premier amendement. Nous avons des lois qui font la distinction. Mais ces lois sont désormais contournées sur Internet, où se libère une parole qui encourage les passages à l’acte violents. [...]

Comment ramener un peu de calme ?

Par la régulation de l’anonymat sur Internet. Pas une prise de conscience collective et la mise au point d’une « Nétiquette », une éthique sur le Net, qui ne tolère plus l’incitation à la haine sous prétexte de liberté d’expression. Cela suppose que tous les sites de médias, au sens large, se dotent de modérateurs et appliquent cette règle. [...]

Mais surtout, il ne faut pas tout attendre du politique. Chacun d’entre nous, dans la rue comme au bistrot ou sur Internet, peut veiller à ce que l’incitation à la haine cesse de jouer au franc parlé et soit montrée du doigt pour ce qu’elle est. Non pas la revanche du peuple contre le système… Mais une pollution mortelle pour notre système démocratique.

Huffington Post

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