Publié le 21 octobre 2013 

[Extraits d'un article du Nouvel Obs dans lequel les immigrés et les employeurs payeraient des démarches administratives uniquement dans le but de financer des immigrés et non l'administration d'une manière générale. Bien que les français financent l'asile à hauteur de 670 millions et l'AME pour plus de 600 millions (soit 12 fois plus que ces taxes), il semble pour le nouvel obs que les immigrés n'aient pas vocation à participer à la nation mais à s'auto financer...]

Affaire Leonarda Dibrani : ce sont les immigrés qui payent les aides au retour
LE PLUS. L’expulsion de la collégienne Leonarda Dibrani, le 16 octobre dernier, a suscité d’intenses débats sur la politique migratoire du gouvernement.

Face aux mensonges et approximations qui se sont propagés, Thomas Guénolé, politologue à Sciences-Po, tient à apporter quelques précisions sur le contenu et le mode de financement des aides dont sensés bénéficier les immigrés.
Depuis bientôt une semaine, le sort de la collégienne Leonarda Dibrani fait l’objet d’un débat politique national très virulent, pour ne pas dire hystérique.

Au fil de ce débat, un certain nombre de mensonges sont propagés dans l’opinion publique, notamment au moyen de chaînes de courriels anonymes. Cela concerne notamment les aides dont bénéficient les immigrés en général, et tout particulièrement « l’aide au retour » dans leur pays d’origine.

Dans le cadre de « l’affaire Leonarda », Florian Philippot, vice-président du FN, a ainsi souligné que la famille Dibrani s’est vue proposer 11.000 euros d’aide au retour, offre que le chef de famille a refusée.

Le FN et la désinformation de masse

(…)Plus généralement, ce qu’ils oublient, c’est comment l’OFII est financé. Les chiffres de 2009 établis par la Commission des finances du Sénat en vue de la loi de finances 2011 sont à cet égard éclairants.

70% du budget de l’OFII proviennent de taxes

À la lecture des travaux de cette commission, plus de 70% du budget de l’OFII proviennent de taxes affectées (et même 82.5% en 2011, le budget variant en fonction des subventions attribuées chaque année). Voyons leur liste et ce que cela rapporté en 2009 à titre d’exemple :

- Les employeurs de main d’œuvre en situation illégale versent une contribution spéciale qui a rapporté 8 millions d’euros en 2009.

- Les demandeurs de validation d’une attestation d’accueil d’immigré payent une taxe qui rapporte 15 millions d’euros.

- Les demandeurs de renouvellement du titre de séjour et de duplicata du titre de séjour payent une taxe qui rapporte 24 millions d’euros.

- Les demandeurs de documents administratifs de circulation pour les étrangers mineurs payent une taxe qui rapporte 4 millions d’euros.

(…)Des immigrés largement mis à contribution

Au total, les taxes qui frappent directement ou indirectement les immigrés financent ainsi à environ 100 millions d’euros le budget de l’OFII, soit 70% de son budget complet.

En d’autres termes, à chaque fois que l’OFII paye une « aide au retour » à un immigré, sur 10 euros, 7 proviennent en fait de taxes sur l’immigration : bref, à une très nette majorité, ce sont les immigrés qui payent les « aides au retour ».

Article complet sur le Nouvel Obs

 
Actualité, Economie, En bref, France, Immigration, Politique, Société , , , , , , , ,